LA BA'.\'QUEROL:TE DE LA PHILOSOPHIE DES RACES 387 saxonnes sont prédestinées à l'initiatiYc, au self governmwi Yoilà quelques échantillons des thèses Yulgarisées par la philosophie des races. Sous une forme ou sous une autre, vous en rencontreriez de pareilles chez la plupart des historiens littéraires à prétentions scientifiques, depuis Henri t-.lartin jusqu'à Gabriel Hanotaux; elles se retrouvent dans ces aphorismes que Renan émettait :wec légèreté, et que Barrès, le bon élhc de philosophie, commente aYcc application .. Quel est le postulat commun à ces affirmations? - C'est l'idée qu'un certain ensemble de caractères matériels produit fatalement et comme mécaniquement un certain ensemble de caractères spirituels. La structure de mon corps, et en particulier la structure de mon cerveau détermine la constitution de ma pensée, le ton de mes sentiments, le tour de mes habitudes mentales. Et comme ma constitution anatomique est héritée, ainsi est héritée ma constitution psychologique. Les influences de la race dominent l'esprit aussi bien que le corps, et par suite prédéterminent toute la Yie, - la vie des peuples comme celle des individus. La fortune des peuples, leur grandeur, leur décadence, leur génie propre sont choses liées à l'anatomie de leurs membres. Conséquences pratiques: seuls peuvent s'entendre et former des sociétés homogènes les indiYidus ayant m0mes tendances, mêmes goûts, même génie, c'est-a-dire mème structure temporelle, même anatomie, même race. li ne peut y arnir unité nationale que lù ou il y a identité biologique. Et réciproquement, partout où il y a identité biologique, il devrait y avoir unité nationale. De là Yous \'Oyez naître à la fois les prétextes du panslaYisme, du pangermanisme et de l'antisémitisme. « La France aux Français », c'est-à-dire : <<la 11alio11 française à la race française ». Des races étrangères,<< inassimilables», se sont glissées parmi nous. Eliminons-les si nous voulons sauver, aYec notre pureté ethnique, notre patrimoine moral. Les divisions politiques doivent être calquées sur les distinctions anthropologiques. Allez et exterminez les sémites, car la science a parlé. * * * A quoi nous répondons, d'abord, qu'il serait difficile à la science de démontrer les thèses qui servent de prétextes aux exigences nationalistes, par la bonne raison qu' « entre race et nation ( c'est un anthropologiste, M. Topinard, qui le dit), il n'y a plus aucun rapport». Comment prouYer, à l'aide d'un raisonnement inductif, qu'a telles propriétés biologiques correspondent telles qualités nationales, s'il est vr:lÎ que toutes nos nations sont bigarrées,« métisses, cent fois métisses »,
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