:S:OTICES BIBLIOGRAPIIIQL'ES est retournl! avec une 1i1ention indiquant qu'une requête d'information a été faite à la date du 25. - Ce sont des erreurs, s.1ns doute? Pas du tout, car une rectilication ayant été adressée au parquet, celui-ci r0pond qu'il 11'.1rien :1 rectilier ! La Costituziona economica odierna, par Ac111LLE LORIA (1 fort volume in-8. l'ratelli Bocca, Turin.) - Cet important ouvrage de Loria e,t une suite .'t l'A11alyse de la propriétJ caf'ilalist,·. Une brè,·e notice ne saurait donner qu'une idée tout à fait incomplète de la ,·.uiété des matières traitées et de l'intérêt que présente la dernière œuvrc du professeur it.1licn. Nous ne pouvons que signaler son app.1rition à la lliblicthèquc des sciences soci.tles que p1:blie la librairie Bocca. Une étude plus approfondie en ser.1 f.tite d.rns la Revue Socialiste. Les Femmes au Congo, par Ch. C.~HELLA>H (1 vol. in-8, Flammarion). - J'ai signalé, lors de son apparition, le livre si intéressant, d'un l.1ng.1ge si franc et d'une allure si hardie, consacré p.1r i\I. Castella ni au récit de son voy.1ge avec la mission :Vlarchand, qu'il suivit jusque dans le Ilaut-Oubanghi et qu'il lâcha ensuite, parce que M:\I. les militaires du Congo sont, comme partout, d'un commerce fort désazréabk avec les pékins. i\l. Castellani nous annonce, ,hns une courte introduction à œ nouveau volume, que les éditeurs avaient cru devoir retrancher du premier livre destiné :1la jeunesse des lydes. les passages relatifs :1 la condition des femmes et aux mœurs ... réalistes des naturels. Ce sont ces pass.1ges et les croquis qui les accompagnent que notre voyageur public à part, d.111sle volume : Les Femmes a11 Co11go. 11:itons-nous de dire. d'ailleurs, que si les scrupules des éditeurs sont louables, le livre est p.trfaitemcnt lisible. M. Castellani est ut~ artiste, un Parisien parisicnn.111t, doublé d'un obsernteur pénétrant, non un pornographe, et dans ses récits com111edans ses descriptions il sauvegarde toujours, comme il le dit, « la décence du style et la dignité de l'expression ». Silhouettes d'Humbles, pu PA uL RENAUDlN (r vol. in-16. Perrin.) - Une série de tableaux et d'études pris sur le vif., dans les milieux populaires les plus di\'ers. L'auteur, malgré ses opinions religieuses qui percent çà et lit, a brossé ses tableaux sous l'inspiration d'une sympathie très réelle pour les déshérités de la vie sociale. Il a su en,·isager objecti,·ement ses sujets et décrire dans une teinte atténuée, 111aispourtant réaliste et exacte, les scènes Je mo.:urs observées. N'(tait la nouvelle fo exlru11is (un vieillard érotique, ,·oltairien. comme il convient. est \'isité de temps à autre par une sœur de charité qu'il poursuit de lauis obscènes; il meurt, êructant des propos lubriques sur h 111ain que la religieuse .1 consc:nti à lui abandonner, pour ap.1iser ses derniers insr.111ts. Et c'est l:t f.tt1te à \"olt.1ire !) - 11'ét:1it, dis-je, cette m.1lcncontreuse nou,·elle, nous n'.wrions <]UC des louanges pour œ vi,ible effort <le sincérité et de sympathie à l'.tdresse des soufframs. La Poésie humaine, par Je\:-: Sfn'.nE (r ,·ol. in-8. Bibliothèque de l'œune intcrn.uionalc). - Cc coquet volume:, aux illustr.1tions coloriées, imprime soigneusement sur beau papier, est une sorte de poème, 111élé de prose et de vers, en lequel se ,\éroulc l'existence du poète. tout amour, espérance et frissons à l'aube : puis, après le rè,·e <l'amour vécu au pri11tc111ps. le poète qui perdit pied dans l'ex taxe aborde les ré.dités .îpres de la vie. Elles blessent <l'abord l',î111ctendre de 1'.1rtiste. ;\l.1is cette .ime tendre est aussi bien trempée. L'artiste veut sonder les 1ristesses et les douleurs jusque dans le tréfonds de l'enfer social. Et le ,·oilà qui se penche sur les misères des affamés, sur les soufframs et les suppliciés, auxquels il verse le baume de la pitié. Puis il veut remonl<!r aux causes. l.:t l'artiste <lc,·ient un milit,rnt, car il découvre que ces douleurs ont pour origine une iniquité soci,1lc commune et que pour p.111serces douleurs, ld pitié est impuissante. Il faut l'amour actif, audacieux et résolu. Que l'artiste soit donc un bommc de combat - passionné pour le be,1u et le juste, pour l'art et la \'érité; c'est le moyen le plus sùr de devenir grand p.tr la beauté eth noblesse de l'idéal humain qu'il poursuivra. Julia la Louve, par PmrnE MAEL (r vol. in-18. Flammarion). - Suite des L11ro11s de la Je,11111r, signal0s dans une notice précédente. Avec :VI. i\la~I, il ne faut pas laisser trainer les ,·olumes sur sa table, sous peine d'être ensuite encombré. Naturellement, comme je l'avais prévu, les Lurons se tirent du fort mauvais pas où ils étaient it la fin du premier volume; la Louve est punie selon ses crimes, l'audace des braves bretons contrebandiers récompensêe et finalement plus rien, ni personne, ne se jettera à la traverse du bonheur de Jeanne et du repos de son digne pcre. Tout est bien qui finit bien. G. R.
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