La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

LA RE\TE 50ClALISTE Comment, YoiE1<leshommes qui prétendent corriger les fatalités naturelles et combattre les fatalités artificielles, supprimer la chance, le hasard, l'arbitr:iire, l:i grùce ! Et l'idéaliste 1'!. Fouillée ne daigne pas reconnaître en eux, à ce trait de noblesse morale, <leYéritables idéalistes. li est bien exigeant, naiment, si un tel acte d'autodéterminisme soci:il, n'existùt-il qu'à l'ctat de Youloir, ne lui suffit pas. Pour nous, socialistes idcalistes, :\ qui la critique de Marx a etc d,une aide si effic,1ceet si dccisive, nous le remercions de ce surcroît, qui d'ailleurs est s.i raison d'être fondamentale. J\!arx put nier la justice sociale, et d'ailleurs, il ne le fit jamais. Il put donner à la nccessité fondament:ile, et surtout, lui conserver une importance exagérée. Consciemment, il lutt:i dés ses premiers pas contre la chance et travailla à lui substituer le droit. li ne le formula point, mais en nous débarrassant des formules erronées qui ont la même origine mctaphysigue que les formules plus exactes de ~I. Fomllce, en nous indiquant la méthode d'obser\'ation des faits matcriels, substratum des phcnomcnes rcels et des idées, il a permis d'exister à ceux-là mèmes gui le critiquent aujourd'hui. Il a replace la pyramide sur sa base. Et même si, un jour, :1ous ncus apcrceYons que les m:itcriaux qu'il a employés manquent de solidité, c'est par la mcthode générale qu'il nous a indiquce que nous pourrons leur en substituer d'autres et nous élcYer aYec :issurance, solidement campés sur les faits, Yers l'idée. EcGÈNE Forn:-;1i::RE.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==