La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

33° LA REVUE SOCIALISTE actuellement une étendue territoriale plus grande qu'à l'époque de l'achèvement du cadastre. § I. - LE CUMUL DES COTES FONCIÈRES On sait qu'un propriétaire réunit autant de cotes qu'il possède de propriétés dans des communes différentes. C'est ainsi, par exemple, que les biens du bureau de bienfaisance de Diest, avec une contenance globale de 498 hect. 79, sont repn'.:sentés par 26 cotes foncières; ceux des hospices de la même ville (69r hect. 50) par 30 cotes. Les hospices de Nivelles, qui possédaient, au rer avril 1898, r,I45 hect. 56, réunissent 29 cotes. Enfin, l'administration des hospices de Bruxelles, avec une contenance de 2,304 hect. 76, et un revenu cadastral de 277,21 r fr. 40, ne groupe pas moins de r 29 cotes! II en est de même d'un assez grand nombre de particuliers - les d'Arenberg, les Merode, les d'Oultremont, les T'Serstevens, par exemple - et, surtout, de certaines familles, comme les Van O ... et les Cr ... V... , qui, depuis quelque temps, achètent des terres partout ou le développement des moyens de transport semble devoir transformer, tôt ou tard, les propriétés rurales en terrains à bâtir. Ces achats de terres, dans un but de spéculation ou de placement, se sont beaucoup multipliés depuis la conversion, ou, plutôt, les conversions successives de ces dernicres années. Étant donné le taux d'intérêt des fonds publics, beaucoup de gens, qui en achetaient jadis, aiment mieux, maintenant, acheter des terres, surtout dans les régions ou ils peuvent escompter une plus-value dans l'avenir. Or, dans les cantons ou les grands domaines sont rares, ou les spéculateurs doivent acheter des terrains éparpillés dans de nombreuses communes, il doit arriver fatalement que l'écart augmente entre le nombre des cotes et celui des propriétaires fonciers. Parmi les éligibles au Sénat, il en est qui, pour atteindre 1,200 fr. de contributions, doivent grouper de 2 5 à 30 cotes. On peut conclure de ces faits que l'augmentation, d'ailleurs réelle, du nombre des propriétaires, n'est pas aussi forte que l'accroissement des cotes foncières pourrait le faire supposer. § 2. - LES PROGRÈS DE LA PROPRIÉTÉ CAPITALISTE En 1846, les propriétés exploitées en faire valoir direct, y compris les bois et les terres incultes, occupaient, dans le Brabant, une étendue totale de rn8,802 hect. 32, soit 37.9 °/o du territoire de· la province. Les cultures exploitées en location avaient une contenance totale de 178,650 hect. 04, soit 62. r 0 /o.

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