UKE ENQUÊTE CADASTRALE 329 centrale, avaient cté établis, precMemment, d'après une base déf ectueuse » (1). Au surplus, voici les chiffres : Nombre de cotes Nombre de cotes par Années foncières Population 100 lubitants 1834. 130. 561 561.828 (2) 23 1845. 148.004 691. 357 (3) 22 1850. I 52. 963 734.617 21 1860. 172.054 801. 037 21 1870. 186. 308 879.814 21 1880. 214.205 985.2i4 22 1890. 201.954 1.006. 158 18 1894. 204. IOS 1.172 201 17 1895. 20 5. 344 1.190.417 17 1896. 206.269 1,212.686 17 On voit que, si l'on tient compte de la rectification opérée en 1890, l'accroissement du nombre dei; cotes foncières suit, à peu de chose près, le mouvement de la population; d'ou l'on conclut, généralement, que le nombre des propriétaires augmente, que la propriété se morcelle, que, dans un avenir plus ou moins rapproché, les grands domaines auront fait place à de modestes lopins de terre et que, par conséquent, les assertions socialistes, relatives à la concentration foncière, sont manifestement controuvées. Si évidentes que ces conclusions puissent paraitre, au premier abord, nous allons voir qu;elles reposent sur de pures apparences. Sans parler des charges hypothécaires, sur l'étendue desquelles nous sommes imparfaitement renseignés, mais qui augmentent à coup sûr, il n'est pas douteux que, de plus en plus, le nombre des propriétaires fonciers reste fort au-dessous <lu nombre des cotisations. En second lieu, il résulte de la comparaison des recensements agricoles que, depuis 1846, la propriété paysanne, exploitée en faire valoir direct, a perdu du terrain, au profit de la propriétt'.: capitaliste, exploitée en location. Enfin, les reèherches que nous venons de faire dans les registres cadastraux des 375 communes du Brabant, établissent que dans cette province les cotes foncieres de 100 hectares et au-dessus occupent (1) Annuaire statistique 1898, p. p. (2) 1831. (3) 1846.
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