ESSAIS sL·n LA ~IO~~AIE, LE CRÉDIT ET LES BAJ\QUES 275 ESSAIS SUR LA MONNAIE LE CRÉDIT ET LES BANQUES L'é-volutiodnu créditpublicœvantledix-lmitiémcsiécle Dans les sociétés communautaires primiti,·es, cgalitaircs ou non, simples ou même deji très développées et différenciées comme l'ancien Pérou à l'arrivée des Espngnols, la commun:rnté, encore indivise ou représentée par des chefs militaires ou religieux, soit mème religieux et militaires à la fois, est seule propriétaire, clic règle en conséquence la production, la distribution et la rcpartition des richesses s11iv:1ntles besoins de chaque individu ou de chaque groupe d'indi\'idus d'aprés leurs besoins tels qu'ils sont appréciés, c'est-à-dire, en somme, conformément à la constnnte formule communiste, plus ou moins absolue dans l'application, suivant les besoins et les obligations rationnels de la communauté et de ses membres. Le domaine commun s'étend a tout; rien donc de plus simple que de prélever tout d'abord la part nécessaire aux services généraux de la collectivité, y compris, dans les communautes hiérarchisées, celles des castes supérieures et des chefs qui les gouvernent. Quand, comme dnns l'ancien Pérou, il existe une caste religieuse, une noblesse militaire, un roi et sa famille, naturellement trois grands domaines, collectifs relativement encore, mais déjà privés quant à leurs titulaires corporatifs, se détachent en partie du fonds indivis; la possession du reste est périodiquement répartie entre les membres de la classe inférieure et laborieuse; parfois même un lot collectif est réservé pour les besoins généraLix ou imprérns de cette derniére. Les grands traYaux d'utilité publique sont desservis par des corvées et des prestations en nature, par exemple la construction des routes, des canaux, les travaux d'irrigation, d'endiguement, etc.; de même, à défaut d'esclaves, la culture des domaines affectés aux castes dirigeantes. Ces grandes sociétés, à formes communistes mais déjà plus ou
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