La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE engendrée par les ambitions et les craintes des pires conservateurs. Inclinons-nous devant elle, car elle constitue la première consécration <le la philosophie socialiste. * * * Nous avons essayé d'examiner l'impérialisme sous toutes ses faces; nous n'avons dissimulé ni les perils qu'il recèle, ni l'initiative de progrès qu'il abrite inconsciemment en lui. Demain il peut déchaîner sur le monde la pire des conflagrations, retarder pour on ne sait combien d'années la marche des sentiments d'humanité. Aprèsdemain, il s'imposera comme le moule organique des sociétés refondues, et dressera par dessus les étroites communautés nationales la solidarité plus compréhensive des êtres rapprochés! Il n'appartient guère à un parti, a un pays, de beaucoup hâter, de beaucoup retarder cette échéance des nouvelles formes sociales. La Fédération triomphera à son heure, de par le mécanisme interne même du monde; elle se substituera par logique et nécessité aux groupements nationaux comme ceux-ci se sont substitués aux groupements provinciaux et communaux, comme la cité antique a prévalu sur l'indiYidualisme farouche des premiers âges. La Fédération est un anneau dans la longue chaîne des organisations historiques. L'impérialisme anglosaxon en marquera l'heure inévitable. PAUL Louis . . ,

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