LA RE\'UE SOCIALISTE s'est vendu à plus de 1111 111illio11d'exemplaiies, a eu un débit considérable. Sous une forme à la fois très claire et très rapide. son auteur montre la possibilité .de transformer les institutions anglaises selon les tendances de la doctrine socialiste. Réformes politiques et sociales se tiennent, dans l'exposé de Richardson : la suppression des privilèges politiques doit ac·comp~gner celle des privilèges sociaux ; le peuple anglais doit être mis en possession de la souveraineté du gouvernement et de la souveraineté économique. Souveraineté de l'Etat, de la terre et des usines - le socialisme anglais, comme le socialisme français et le socialisme de partout, poursuit le même but et affirme le même idéal. Philosophie et Pratique du collectivisme intégral révolutionnaire, par EoouAno BouLARD (1 vol. in-18, Paris). - Ce volume est la réimpression d'un certain nombre de brochures précédemment publiées par M. Boulard, et qui étaient les chapitres détachés d'une œuvre d'ensemble formant un système complet de philosophie. M. Boula rel a mis il profit les critiques et les observations qui lui ont été adressées à mesure que ses publications paraissaient, et il y répond avec un accent de franchise et de sincérité pénétrant. Le mal social, ses causes, son remède. par C. LEPAGE (r vol. in-18, Oreux). - M. Lepage appartient à cette catégorie de penseurs solitaires qu'émeuvent profondément les injustices de notre organisation sociale et qui travaillent courageusement à rechercher, avec les causes de tant de maux, les remèdes appropriés. M. Lepage a compris qu'il n'y avait de réforme possible il tenter qu'en dem:indant à l'Et:it, c'est-à-dire, en somme, à la collectivité dont l'Et:it est l'expression, de prendre la tête des améliorations à introduire dans notre anarchie présente. Mais je me hâte de dire qu'il 11':1 eu garde de verser dans le socialisme d'Etat, trop souvent exploité par une minorité de privilégiés. " Le capital à la nation, le revenu à tous », cc titre d'un paragraphe de son exposé résume en quelque sorte le but et l'idéal auquel l'ont conduit ses recherches consciencieuses. • Essai de réfutations collectivistes, par FÉLICIENAUBF.S(broch. in-16. Imprimerie Colbert, Marseille). - Brochure de vulgarisation et de discussion très intéress2nte, malgré l'ambiguïté du titre, que je trou,·e obscur. M. Aubès, en effet, a pris texte d'une série d'articles publiés par M. Bernard Lavergne, dans le Télégramme de Toulouse, pour mettre à nu l'ignorance et la mauvaise foi des adversaires du socialisme. L'origine de cette polémique prit naissance dans la publication par la Revue Socialiste d'une étude de M. Léon Walras, dont M. Lavergne crut pouvoir se servir, pour montrer, disait-il, l'inanité de nos théories. M. Aubès, il son tour, passe au crible d'une analyse serrée les propositions de M. Lavergne et en quelques chapitres d'une clarté saisissante, il démolit pièce par pièce l'édifice incohérent de notre contradicteur. Nos compliments à M. Aubes, dont la publication nous fait regretter qu'il n'y ait pas, en province, plus de ten- - tatives de vulgarisation semblables ,i la sienne. Elles aideraient puissamment :i la diffusion des idées socialistes et nous souhaitons de tout cœur il l'auteur· de cette brochure qu'il trouve de nombreux imitateurs. La Famille dans les diverses sociétés. par C.-N. STARCIŒ,p.rivat-docent à l'Université de Copenhague, membre de l'Institut international de sociologie. (r vol. in-'8°, 1899, Paris, V. Giard et E. Brière).- M. Starcke, l'auteur d'un livre renommé sur la Famille pri111ilh•e, traite aujourd'hui de la famille moderne et contemporaine en Europe. Tl distingue deux grands groupes de nations - les peuples germaniques et les peuples latins - chez lesquels les problèmes de la vie familiale lui paraissent résolus de façons toutes diflërentes. Les peuples germaniques sont individualistes. Chez les peuples latins, au contraire, l'idée de l'unitF de la famille l'emporte sur celle du droit individuel de ses membres. L'auteur suit le développement de cette contradiction à travers les lois et les coutumes qui régissent la célébr,1.tion de l'union conjugale et sa dissolution, l'autorité respecti,·c des époux, les rapports des parents et des enfants. L'Hommenouveau, pu CHARLESMALATO (1 vol. in-18 Stock). - Que sera l'homme de demain? C'est le sujet de ce petit Yolume écrit dans une langue facile et sans prétention. M. Malato recherche, d'après les théories évolutionnistes contemporaines, ce que pourra étre l'homme de demain, et rien que dans le choix du_ titre se révèle l'anarchiste, à qui répugne d'envisager l'évolution individuelle dans le devenir social, mais un anarchiste tolérant, malgré l'anathème quelque peu justifié qu'il jette à la science « matérialiste », qualifiée par lui de science « jacobine ». Essai sur les lois agraires sous la république romaine, par RoBERT D1rnYFus (r vol. in-18, C'llmann-Lévy). - Il y a un peu de tout dans ce volume : dïntéressantes cousidérations sur le caractère juridique des divers projets de loi agraires qui soulevèrent à Rome tant d'o• rages; des analyses minutieuses de certaines dispositions de ces lois, analyses qui dénotent chez son auteur une etude approfondie de h question; des observations remarquables sur le développement de la propriété mobilière, qui présida à la formation des lalifu11dia; des portraits ingénieux de Caïus et Tibérius Gracchus, de Cicéron. Maise<: sont des morceaux en quel-
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