LA REVUE SOCIALISTE déjà si lourdes pour elle. Le grand cœur de Michelet s'en indignait « L'ouvrière.' s'écriait-il, mot impie, sordide, qu'aucune langue n'eût jamais, qu'aucun temps n'aurait compris avant cet âge de fer, et qui balancerait à lui set:11tous nos prétendus progrés ! >> Grâce aux ressourçes infinies dont il disposera, le socialisme pourra enfin rendre la femme aux fonctions sacrées que la 11.aturelui a imparties; il assurera son existence sans l'obliger à participer au travail, et assurera du coup son indépendance économique en relevant très haut sa dignité. La femme songera+elle alors à se mêler à la vie politique, à réclamer le droit d'être électeur et éligible? Nous ne le pensons pas. Si elle l'a fait jusqu'à présent, c'était évidemment parce qu'elle voyait dans l'exercice de ce droit le moyen de se faire rendre justice. Le but l'.:tantatteint, pourquoi persisterait-elle dans ses prétentions? Quant à nous, nous rêvons pour elle une existence étrangére et supérieure aux mesquineries, aux miséres de la vie courante, remplie par les joies du cœur et de l'intelligence, et nous sommes bien convaincu que, lorsqu'elle en aura goûté les douceurs, elle n'aura garde Je vouloir se jeter dans nos mêlées. Parmi les questions qui passionnent les esprits et alimentent les discussions de la tribune et de la presse depuis nombre d'années, nous avons choisi les plus passionnantes, les plus complexes, et nous avons montré que le socialisme les supprime ou les resout sans effort. Nous pourrions prolonger cette énumération. A quoi bon? En dehors des grands probl~mes dont nous avons parlé, il ne peut y avoir que des diîficultés secondaires, et qui peut le plus peut le moins. Cette constatation devrait frapper les esprits les plus prévenus contre nos doctrines : quand un systéme repond aussi complètement ;\ toutes les nécessités d'une situation, quand, en dehors de lui, rien n'est possible et qu'en lui tout est facile, c'est qu'il est autre chose qu'une conception artificielle; c'est qu'il est la formule exacte, certaine de la société qui doit sortir des élaborations inconscientes des faits économiques. Et c'est pourquoi l'avènement du socialisme ne saurait être empêché - ni même sérieusement retardé - par les efforts désespérés du capitalism\aux abois. X ... FIN \
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