LE PROBLtME DU PROGRtS 6r elle est de 17.2 en Suéde, 18.3 en Angleterre, 18.4 en Écosse, 18.5 en Irlande, 19:6 en Hollande, 20. 1 en Suisse, 20.2 en Belgique, 22. 3 en France, 23.7 en Allemagne, 25.7 en Italie, 27.9 en Autriche, 33.3 en Hongrie, etc. C'est une moyenne de 24. 3 par millier d'habitants, de 28 avec la Russie d'Europe où la' mortalité dépasse encore 35 pour mille. L'insalubrité des habitations, la sophistication des aliments et leur insuffisance, les changements brusques de température, les accidents de travail, ... creusent de nombreuses tombes de prolétaires. Il faut à l'homme un air pur, une alimentation saine et suffisante, un repos régulier et ~atisfaisant. Rien de tout cela n'est assuré à l'ouvrier moderne. Aussi voit-il fondre sur lui les maladies les plus meurtrières. « Les refroidissements lui apportent les bronchites aiguës et cl1roniques, le prédisposent aux pleurésies, aux rhumatismes, aux maladies des reins (néphrites), disent les auteurs de Misère el Mortalité (1897); la mauvaise alimentation et les intoxications alimentaires amènent les gastrites; la mauvaise aération contribue à l'éclosion de la tuberculose, les poussières donnent l'asthme et prédisposent aux pneumonies, l'exces de travail peut entraîner des accidents du cœur, etc. » Quant aux maladies professionnelles, leur nombre est si élevé qu'il ne nous est pas possible de les énumérer toutes. Les unes tiennent à la position que le travail nécessite; les autres à la nature des matériaux employés, à leur composition, aux poussières auxquelles ils donnent naissance, aux gaz qui s'en échappent, etc. Le travail assis et le travail debout enfantent des maladies d'une certaine gravité. « Dans le premier cas, dit le docteur Gehrig, ce sont des constipations chroniques, des hémorrhoïdes et pour les jeunes filles des maladies du bas-ventre, sans parler des scolioses, des asymétries du thorax, etc. La tuberculose exerce là ses impitoyables ravages. Dans le travail debout, ce sont les varices, la dilatation du cœur, la myopie, la surdité provenant du bruit discontinu de certains métiers, les affections· de la moelle épinière et des nerfs, périphériques, causées par des mouvements à secousses continuelles, telles que les font, par exemple, les tailleuses travaillant à la machine. » Les varices ne sont pas rares chez les blanchisseuses, les repasseuses, les couteliers, etc., astreitùs a un travail debout. La position courbée a aussi ses dangers. Les cordonniers sont exposés à la gastrite chronique, à la gastralgie, au cancer du pylore, à l'hémorrhagie pulmonaire, etc. Les mécaniciennes, les dentellières et I
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