L'ACCORD POUR LA VIE OAXS LES SOCttTtS AXIMALES Dans les sociétés de nutrition (Espinas) ou sociétés coloniales (Girod), le concours est un fait indiscutable. Les exemples abondent d'associations formées d'un plus ou moins grand nombre d'individus qui mettent, pour ainsi dire, en commun les fruits de leurs captures ou s'unissent pour opposer aux forces qui tendent à les détruire une masse plus résistante et plus forte. Dans beaucoup d'espèces des protozoaires, on constate la tendance à former des sociétés qui sont ici des colonies, lù des associations transitoires ou permanentes analogues aux sociétés des métazoaires supérieurs. Citons parmi les colonies de monèrcs le 111y,xodictyu1s1o1ciale de Hreckcl, la mo11obiaco11jluws de Schneider, parmi les infusoires flagellates les bydromédnses et les noctiluques. Dans le règne des métazoaires inférieurs, les plus intéressantes de ces colonies libres ou fixes sont celles des oclacti11aires, des strobiles, des porépbores,, des vellèles, des sipbo11opbores, des bydracti11ies, des alcyo11elles, des plumatelles, des pyrosomes, des claveli11es et des botrylles. Dans ces sociétés, le concours, purement physiologique, est imposé « par la connexion mécanique d'organes continus». (Espinas.) Tantôt la soci~té est sans communication nsculaire. Tel est un agrégat d'infusoires. Le concours qu'ils se prêtent est. difficile à discerner. Mais, dit M. Espinas, « ils gagnent sans doute par leur association un plus gros volume, avantage appréciable dans cc monde des infusoires, où la \'Oracité des appétits condamne les plus petits ~i ètrc dérnrés; ils gagnent une enveloppe plus ou moins résistante, autre inoycn de protection. lis gagnent grâce aux cils qui garnissent chez les sy11a111ibes les cellules extérieures une motilité plus vigoureuse et plus Yariée peutêtre ». ( Op. cil., p. 2 33.) Il ne peut pas se faire que le concours ne soit mal défini, Li où la division du travail est à peu prés nulle. Aussi, quand la soudure organique qui attache les éléments vient à se rompre, la communauté est dissoute. (Cf. Metchnikoff, op. cit., ch. 1.) Tantè>t au contraire les sociétès de ffl!trition présentent une communication vasculaire, quand les individus composés du régne des protozoaires s'agrègent à leur tour et forment un tout qui réalisera une espèce supérieure d'agrégats sociaux. Par exemple, dans le péropbore, dit M. Lacaze- Duthiers (Les infi1iiment petits dans l'ordre zoologique, Revue scientifiqne, juillet 1888), chacun des petits globules qui le composent est un être parfait, complet, qui se nourrit et se reproduit, tout comme son voisin, mais il lui est soudé et il communique avec lui par une tige ou tJne racine commune. Dans cette tige sont des canaux sanguins qui mettent en communication directe les membres divers de la société. Le cœur de ces animaux, après a,:oir battu quelque temps dans un sens et lancé dans cette direction le liquide nourricier, s'arrête soudain, puis, reprenant ses mouvements, envoie le liquide dans une di.:. rection opposée. L'association est donc bien ici le résultat de la juxtaI
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