LA REVUE SOCIALISTE docteur Berthold (juriste) parla de l'histoire des Grecs et des Romains, par rapport ù son importance dans le dcvcloppement de la civilisation et de l'art. Le docteur C. Schmidt dirigea des exercices oratoires. Le nombre des clc\'CSaugmenta encore pendant ce trimestre. Cet enseignement est naturellement pénétn'.: d'un esprit absolument moderne. 011 pourrait dire quelques mots des exercices oratoires. Dcji dans les premières années de l'existence de !'École, quelques maitres, au premier rang !'écrivain George Ledcbour, réunissaient autour d'eux a cette fin, sans contrainte, des élèves des deux sexes de différents cours et écoles, pour les exercer dans la parole. Celui a qui cela plaisait se rendait aux séances en question, qui au début aYaicnt lieu le dimanche clans une salle de restaurant du centre de la ville; i chaque réunion on choisissait un thème sur lequel on discuterait la fois suiYante. La discussion était ouverte par de courts exposés faits par cieux clévcs, qui s'étaient librement proposes pour cela dans la séance précédente. On parla sur des questionsdescience, de la nature, <l'histoire, d'économie,d'art, de littérature et sur <lesthemes philosophiques de tout genre. La leçon dite lcço:1 de discussion de Lcdebour se maintint enYiron quatre ans. La discussion était libre, Ledebour se bornait la plupart du temps a faire de bn'.'.,·esrectifications et i reprendre telle construction de phrase défectueuse, telle ordonnance obscure des pensées et autres choses semblables. Puis Heinrich Schultz organisa lui-même, dans le cadre du plan d'études, un enseignement plus systcmatique. Il attachait une valeur spéci,de à un nrl oratoire, dont il discutait a fond les lois a\'cc les élè,·es. A cela se joignait une espèce de leçon de discussion libre. Conrad Schmidt hérita de lui l'enseignement de la construction systcrnatiquc du discours. L'application des théories trouYait place dans des réunions libres auxquelles assistaient ceux-li seuls qui s'intéress:1ient à ces exercices. Le docteur Schmidt fixait certaines questions : ceux qui de,·aient assister i la prochaine réunion se préparaient a la discussion. Ceux qui ne parlaient pas spontanément ctaient interrogés. Il n'était nullement question d'un dressage pour des conférences detcrrninl'.:cs.Et, comme auparavant, c'était l'affaire de chaçun de saYoir s'il voulait mettre pratiquement a profit ce qu'il aYait appris ou non. Aussi bien l'application pratique se fait-elle tout naturellement. La plupart des élc:Ycsappartiennent à l'organisation syndicale et politique. Les occasions ne manquent pas d'intervenir avec habileté d:rns la discussion publique. Et c'est un fait que parmi les élcves qui ont fréquenté l'l~cole pendant les six années de son existence, a peu près quarante ont fait en public des confcrcnces originales. Et, ce gui est le principal, ces orateurs ont pour la plupart des compétences Yariées: ils traitent aussi bien de simples questions syndicales et politiques que de phénomènes compliqués d'ordre économique, historique, philosophique et
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