La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

660 LA REVUE SOCIALISTE vaient 5,138 dons volontaires de personnes appartenant aux classes possédantes et sympathiques :\.!'École. Ce commencement promettait beaucoup. Le nouveau Conseil, élu en 1892 (président, le tourneur H. Mattutat), se donna aussi la plus grande peine. Mais on vit bientôt ~uc l'essor pris lors de la fondation avait été trop grand et que l'on avait donnt'.:à l'institution une base trop large. Pendant les années suivantes se manifesta un perpétuel besoin de réorganisation. Peu :'t peu k plan d'enseignement dut être limité et les écoles diminuées. AYant tout, on laissa de càtt'.:l'enseignement des spécialités élémentaires et des choses pratiques (dessin, comptabilité, etc.). En 1896, il n'existait plus que deux écoles, dans le nord et dans le sud-est. Cette annéc-1:\., le plan d'études n'embrassait plus que : l'hygiène publique, l'histoire, allemand, l'.:conomicpolitique, exercice oratoire et science de la nature. Le nombre Jcs membres avait baissè de plusieurs centaines. L'École avait toujours :1lutter contre des difficultés matérielles. Les cotisatio1~s et la rétribution scolaire ne pouvaient pas être t'.:le\'écs,parce que les élé\'es des deux sexes ont dcp des charges d'ordre syndical et politique assez lourdes, et n'ont pas un avenir assuré, pour ne rien dire de son exiguïtc. Le 12 août 1895, l'ancien professeur Heinrich Schulz ctait de\'enu premier président. Il enseignait en même temps l'allemand l'.t diI'igeait l'exercice oratoire. Heinrich Schulz tenta d'éleYer le niveau de culture des membres par des excursions artistiques et littéraires. C'est ainsi qu'il provoqua une excursion des membres et amis de }'École dans !'Exposition artistique internationale de Berlin, après avoir auparavant fait à l'assemblt'.:cde l'association une conférence sur !'Exposition. Pendant l'hiver 1896-1897 forent arrangccs une soirée de Gœthc, une fête de Franz Schubert, une soirée de poétes et compositeurs modernes, une fête de poètes de Mars, une fête de Pestalozzi : toutes fêtes qui, :1càt<'.:de celles des theâtres du peuple, en particulier du Nouveau Théâtre libre du Peuple, n'ont pas d't'.:galesdans l'histoire des sociétés ouvrières et dont il a été parlé dans la presse bourgeoise comme de quelque chose d'extraordinaire. Outre les conférences d'hommes d'une haute culture, ces soirées apportaient des jouissances tout :'tfait exquises d'ordre déclamatoire et musical. On n'utilisait que le concours d'artistes de haute valeur. Mais,:\ l'importance artistique, ne répondait malheureusement pas le succcs matériel; matt'.:ricllemcnt ce fut, :\ part la soirée de Gœthc, un échec. Quand des difficultés matérielles se présentent dans n'importe quelle institution, la faute est aux chefs. C'est ce qui arriva ici. Diverses circonstances accrurent la mauYaise humeur qu'excitait chez un certain nombre de membres le mauvais état de la caisse. H. Schulz voulut organiser un bureau chargé de fournir des conférenciers aux syndicats, etc .... Cette tentative échoua. Sur l'initiative de Schulz fut

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