572 LA REVUE SOCIALISTE * * * Est-il besoin de répéter que nous n'acceptions pas mais subissior)6 la surimposition de l'alcool et <les commerçants- de boissons et que notre but n'était autre que de permettre au gouvernement de proposer à la sanction du Parlement un projet <le taxes de remplacement qui se rapprochait de la première délibération du 7 juillet? Naturellement, il aurait été loisible aux députés de Paris, et nous comptions sur eux, de reprendre et de défendre les taxes telles que nous les avions primitivement conçues et d'amender dans ce sens notre nouveau projet. Mais il était essentiel et indispensable que l'on sache dans le monde parlementaire quel était notre maximum et quel ctait notre minimum, et au-dessous <le quelles concessions nous ne consentirions jamais à descendre. Que faudrait-il faire? que peut-on faire? avons-nous demandé ;i l'opinion. Le public nous a répondu peu ou mal, chacun suivant en général ses intérêts particuliers. En juillet dernier, la commission avnit apporté l'expression théorique de ses conceptions. Depuis, il a plu sur quelques-unes de ses illusions, et elle a eu davantage a compter avec les réalités politiques. De même que le voyageur a à compter avec les incidents de la route et les accidents de température, de même la commission avait dù prévoir les heurts parlementaires et tenir compte des avertissements et nveux ministériels, tout en restant fidèle a l'esprit qui anime le Conseil municipal. Que fallait-il faire? que pouvait-on faire? Le mieux possible et le faisable. La commission avait la cOiwiction, et nous la partageons encore, d'avoir apporté le mieux possible et le faisable. Cependant le Conseil municipal, après avoir accepté l'intégralité de nos propositions nouvelles en comité du budget, repoussa en séance publique les licences sur les commerçants de boissons. Nous ne nous permettrons pas d'analyser le motif de cc rejet, et nous bornons a souhaiter que se réalisent les prévisions optimistes de ceux qui croient que le gouvernement et les Chambres vont ratifier notre vote. En faveur de cette ratification plaide évidemment la mesure a laquelle s'est finalement résoJue le Conseil, à savoir de porter de 76 fr. 20 ù 85 fr. 20, soit au maximum, le taux de la surtaxe de l'alcool, et d'avoir immédiatement dégrevé de o fr. 0322 le litre de vin, en invitant le préfet, d'après les lois des 24 juillet 1867, 29 décembre 1897 et 3 mars 1898, a prendre sur le champ un arrêté en cc sens ayant son effet immédiat. - De plus, la taxe totale sur l'alcool (79 fr. 80 + 85 fr. 20 = 165 fr.) sera perçue au volume sur les absinthes et spiritueux similaires. Cette dernière surtaxe devra être
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