LA REVUE SOCIALISTE On voit par cet exemple d'un service p11bl-icrom111111inl combien sans augmenter le chiffre des impôts perçus dans une ville on pourrait améliorer la situation budgétaire de cette ville. A Paris, par exemple, les services d'assurances municipales en cas d'incendie, de transports en commun, d'éclairage, d'utilisation des eaux d'égout, etc .... , alimenteraient très fructueusement les recettes municipales. Mais bitons-nous de fermer cette parenthèse pour rentrer dans / notre sujet, le compte rendu du congrès de Madrid. Plus résolu que le congrès internation.al de Londres, qui ne prit aucune délibération précise sur la question des eaux, le congrès de Madrid consacra par son Yote au moins le principe. Parmi les résolutions votées, en effet, au congrès de 1\fadrid, il en est une qui contient l'affirmation, malheureusement un peu Yague dans sa généralité, des idées que nous venons d'exposer. Par contre la nécessité de filtrer les eaux, surtout pour le service des soldats en campagne, y a été longuement démontrée. Le congrès a accepté que « la santé publique est améliorée et l'explosion des épidémies, prévenue dans les villes et les habitations ... par une abondante distribütion d'eau pure ,,. En suite d'une longue discussion à laquelle prirent part MM. Menendez Novo, Andreas Meyer, Kohler, Putzeys, Bechmann, et à propos d'une communication de MM. Gabriel de la Puerta, José Ubeda Corréas et Munoz del Castillo, la section affirma et fit voter par le congrès << la nécessité de procéder par filtration centrale dans les Yilles oü l'on est obligé de recourir pour l'alimentation à des eaux de surface ,,. M. Cuneo (Paris), inspecteur général du service de santé de la marine, préconise l'emploi d'un certain bidon-filtre pour le soldat en campagne, et M. Richard, professeur d'hygiène au Val-de-Grâce, à propos de la lutte contre la fièvre typhoïde dans l'armée, présente au congres, sur le même sujet, de trés intéressantes considérations. A ses yeux, les deux éléments principaux de la prophylaxie sont: 1° la fourniture de l'eau pure à la caserne; 2° la défense faite aux hommes d'aller s'infcster en buvant dans les débits. Sur le premier _point, sans proscrire pour cela l'usage du filtre, il préfère, à la caserne, la stérilisation de l'eau par la vapeur. Quant au second point, il en confond la solution aYec celle de la lutte contre l'alcoolisme. ~ * * * Voici donc l'eau alimentaire parvenue, ainsi que l'eau de lavage dans l'habitation. De cette même habitation il faut écarter maintenant les produits usés, sous peine de laisser compromettre la ianté de ses
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