La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

' L'EXPANSION UNIVERSITAIRE 339 efforts tendant à la réconciliation des diverses fractions du parti. C'est pour faire touc·her du doigt ce second point que j'ai cru pouvoir me permettre pareille énumération. Puis, les débours seraient réduits à leur minimum. Il n'y aurait plus à compter, en dehors des frais de salle, qu'avec un peu d'affichage et l'impression de quelques circulaires et des programmes. La question du syllabus, pour intéressante qu'elle soit, peut être ajournée; de même celles de la publication des cours ·en brochures à très bon marché, d'une bibliothèque circulante, et autres analogues. La « réclame » serait assurée gratuitement, sans nul doute, par la presse socialiste et les revues indépendantes. Les recettes à présent. Il serait demandé à chaque auditeur de chaque causerie, comme dans les settlements, un versement de dix centimes. Les conférenciers, suffisamment mis a contribution par la dépense de leur temps, leurs frais de déplacement et parfois de laboratoire, ne seraient obligés statutairement à aucune souscription. Mais l'on tendrait franchement la main aux députés, maires, conseillers généraux ou municipaux, aux organisations politiques ou corporatives, aux directeurs de périodiques, aux citoyens de bonne volonté. Valery Hermay, qui accepterait de se charger de la préparation administrative, a confiance qu'il s'en trouverait. Chaque cours· comprendrait de six a douze leçons, espacées de quinze en quinze jours ou de mois en mois. On ferait en outre des conférences isolées, mais pas en quantité. Les séances seraient tenues de façon à ne pas coïncider avec les réunions ordinaires des conseils, ou comités, ou commissions, des principales organisations politiques ou corporatives. Il n'y en aurait jamais le samedi, car c'est le jour ou ont iieu le plus grand nombre· de réunions privées ou publiques. Le dimanche demeurerait vacant aussi, sauf dans la matinée, pour les promenades que certains « professeurs » jugeraient , utile de guider à travers les musées. La leçon durerait une heure et serait complétée par la lecture de tels textes justificatifs, la production de telles expériences, la mise en mains de tels cartes, plans ou diagrammes, la discussion avec les « élèves » sur tels détail's. On ne parlerait point de devoirs, ni de communs travaux de laboratoire, pas plus que de certificats ni d'examens. Il ne s'agit pas de confectionner des arrivistes. Il faut démontrer à des prolétair_es que toutes les sciences justifient le socialisme et ne justifient toutes et pleinement que lui ; que toute l'histoire converge sur le socialisme et ne converge toute et directement que sur lui; qu'il est impossible à une tête bien ventilée, bien aseptisée, et meublée sobr~ment mais avec méthode et avec goût, d'héberger aucune autre \ ....

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