LA REVUE SOCIALISTE rait pas à se passionner pour l'instruction supérieure au même degré que son camarade londonien, il suffit d'avoir assisté à urie leçon de l'Institut d'ethnographie comparée ou d'assister à certaines conférences de la Coopération des idees. Ajournant la réalisation du grand projet, on pourrait, par exemple, louer une boutique, avec petite annexe en guise d'éventuel laboratoire, dans les parages circonscrits par les boulevards de Strasbourg et Saint-Martin et le canal. On serait là dans un arrondissement habité par beaucoup d'ouvriers et d'employés et a portée des ouvriers du troisième arrondissement et de la moitié septentrionale du onzième, et des employés des quartiers Bonne-Nouvelle et Rochechouart. De pins, c'est à deux cigarettes ou une pipe de distance, - juste la promenade hygiénique nécessaire après le diner, - des dix-huitième et dix-neuvième arrondissements et du haut du Yingtième. Mais il importe, comme le dit un auteur que nous avons cité plusieurs fois, de prouver le mouvement en marchant, soit, d'instituer les causeries socialistes d'enseignement supérieur, - cc titre-la ou un autre, - avant même de posséder un local. Je m'explique. L'enseignement s'éparpillerait d'abord dans les locaux les plus usitcs pour la propagande politique ou corporative. Tels cours s'établiraient en des salles qui se louent a bas prix, comme dans la rue du Temple, la salle Léger, - par où le troisième arrondissement se trouverait pourvu. La plupart des antres demanderaient l'hospitalité à des comités ou syndicats, que l'œuvre désintéresserait d'ailleurs des frais d'éclairage, etc. Ainsi l'on ferait appel, dans le cinquième arrondissement, a la ligue démocratique des écoles, au cercle des étudiants collectivistes, au comité dont les citoyens René Viviani et André Lefèvre sont les élus. Dans le dixième a l'Alliance comrn uniste (comité Groussier-Faillet). Dans le douzième aux comités qui ont mandaté les citoyens Millerand, Paschal-Grousset, John Labusquière et Jean Colly. Dans le treizième, à ceux qui ont placé leur confiance dans les citoyens Navarre, Alfred Moreau, Gérault-Richard, Givort et Schupp. Dans le quatorzième, au comité révolutionnaire socialiste, au cercle d'études sociales de Plaisance, et au cercle collectiviste. Dans le quinzième, aux comités qui soutinrent les candidatures Chauvière, Léon Martin et Bagnol. Dans le dix-septième, a la Maison du Peuple de la rue de Balagny. Dans le dix-huitième à la Maison du Peuple de l'impasse Pers. Dans le dix-neuvième aux comités qui ont lutté en faveur des citoyens Lacour, Goullé et Rozier. Dans le vingtième enfin, à l'Alliance communiste (comité Dejeante-Berthaut) et aux comités révolutionnaires socialistes du Père-Lachaise et de Charonne. On y gagnerait d'abord d'agir en des endroits que le prolétariat· connaît et fréquente déjà ; ensuite, de seconder indirectement les
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