La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

324 LA REVUE SOCIALISTE rieure de Canning Town, fondée par les puissantes Ghilds de la Cité, avec ses deux annexes, l'école technique secondaire de Finsbury, et l'école d'arts décoratifs de South-Kensington; le People's Palace de Mile End, fondé par Edmund Currie, et qui comprend des salles de cours pour !'Extension, toujours, des laboratoires et des ateliers, un hall pour des concerts et des expositions d'art et d'industrie, une bibliothèque, un gymnase et une piscine, le tout accessible moyennant un penny. La succursale du musée de South-Kensington a été édifiée sur un terrain donné par un particulier, et la construction de la National Portrait Gallery est due à un don anonyme de cent mille livres sterling. A Oxford, c'est l'école des arts décoratifs, et à Sheffield, le musée d'art et d'industrie, tous deux fondés par Ruskin. A Worcester, le musée industriel. A Bradford, l'école technique. A Wolverhampton, Horsman donne un palais pour y installer le musée. A Edinburgh, un anonyme donne 80,000 livres pour la fondation d'un musée national écossais. A Manchester, John Owens lègue roo,ooo livres pour la fondation d'un University-College; puis vient le legs Witworth, qui permet de fonder une école technique avec cours d'extension, une école des beaux-arts, une bibliothèque, une galerie de peinture, un musée industriel et commercial, le tout disséminé dans un parc public. A Birmingham, c'est l'University-College fondé par Mason; l'école technique de Bridge Street; l'école des beaux-arts, avec ses huit succursales de faubourg, ses cours theoriques du soir, et ses bourses de voyage; enfin le Birmingham and Midland Institute, sicge d'une école de métallurgie et de plusieurs sociétés savantes, et en même temps l'un des plus importants settlements de l'Angleterre. Les. cours sont suivis annuellement par cinq milliers d'étudiants, qui disposent de laboratoires de chimie, d'électricité, etc. Chaque lundi soir, un homme de science ou de lettres, choisi parmi les plus renommés, vient de Londres, d'Oxford ou de Cambridge donner une conférence gratuite. Mais tout cela n'est rien auprès de ce que la législation nord-américaine a permi~ de réaliser. Sur les quatre-cent-soixante-seize Universités dont l'oncle Sam dispose à l'heure actuelle, cent-treize seulement doivent leur instauration, soit aux États, soit aux municipalités (1). Universités? Le terme générique d'University-Colleges conviendrait mieux, à cause du sens que l'on attache en France au second mot. Une bonne moitié en effet des établissements en cause compor- (1) Voir les rapports annuels du Bureau de )'Éducation (Ministère de l'instruction publique),

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