- /· i. \ NOTRE DÉCADENCE ÉCONOMIQUE I 5 1892 1896 '--- Espagne· . •759 872 + I 13 Italie. 958 1.129 + I 7 I Pays-Bas . 2. 361 (1895)2. 474 + ll3 Russie. 1.957 2.764 + 807 Suisse . 657 688 + 31 États-Unis 4.228 5,250 + 1.022 Angleterre 6,250 7. 100 + 850 Le tableau VIII suggérera a nos lecteurs les mêmes réflexion's que le tableau VII; à part la France, tous les pays de l'Ancien et du Nouveau Monde ont développé leurs ventes. L'on ne saurait donc sérieus~- ment parler de-dépression générale. Depuis quelques années, on a pris l'habitude, et pour des raisons faciles à discerner, de rapprocher le mouvement économique de l'Allemagne de celui de la France. C'est là une comparaison significative a .tous points de vue. Pour en offrir les éléments fondamentaux, nous ré~umons, sous forme de tableau, les exportations de l'Empire germanique dans les contré~s qui forment le fond de sa clientéle. IX. - TABLEAU DES EXPORTATIONS DE L'ALLEMAGNE En millions de francs 1893 1894 1895 1896 Russie. 230 230 275 455 Autriche: . . •· 525 501 549 597 États-Unis . 445 340 462 491 \ Suisse. 2 54 240 274 304 Pays-Bas 300 305 307 327 Belgique. 185 188 202 214 Italie . 107 101 I09 107 Chine. )) 37 )) 57 Japon. )) 7.,2 )) 45 A la différence des résultats que nous relevions pour la France, l'Allemagne_ a accru partout ou presque partout ses débouchés : la Suisse, en particulier, que les tarifs de 1892 nous avaient momentanément fermée et que l'obstinatipn des pr9tectionnistes faillit nous clore pour longtemps, a reporté sur l'Empire germanique une large partie de sa clientéle si sûre. Le bénéfice que nos concurrents ont retiré ùe l'aveuglement tenace de notre dernière Chambre ne s'est pas èlèvé a moins de 50 millions, dans l'espace de trois années. L'Allemagne a d'ailleurs profité dans presque toutes les contrées des deux hémisphéres, des mauvaises dispositions que suscitaient contre nous les rigueurs du systéme Méline. Nous n'avons pas l'intenJ \ '-.
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