La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE LE Congrès International d'Hygiène ET DE DÉMOGRAPHIE DE MADRID (1 ) (Suite et Fin) Comme des ordures méuageres une ville doit se débarrasser des autres détritw de lrt rue ainsi que des eaux usées et des matieresde vida11ge. La plupart' des détritus de la rue sont poussés au ruisseau, à la bouche d'égout, ou montés dans le tombereau avec les ordures ménagères. l\lais dans les pays chauds, ou la boue, desséchée par le soleil, voltige dans l'air et pénètre à l'état de poussière même dans les appartements, la question du sol de la rue se pose avec une importance qu'augmente l'habitude des pauvres gens de faire de la rue, du pas de leur porte, un nouveau chez soi. li résulte des travaux du docteur Miqueli notre savant chef du service micrographique au laboratoire de Montsouris « qu'un gramme de boue encore humide contient environ 200 millions de bactéries ». Cette boue, réduite en poussiére par la privation d'eau à 30° et audessus contient encore Jingt millions de micro-organismes. On comprend donc le rôle que joue dans l'hygiène le sol sur lequel tombent tou es les expectorations morbides des chroniques et des convalescents et les matériaux d'usure du pavé. La question du pavage en bois a été soulevée au congrès de Madrid. Aucune résolution n'y a été votée, mais Ja communication importante de M. Polack (de Varsovie) mérite mieux qu'une mention. Elle fut faite sous ce titre : Le pavageen boisau point devue de l'hygiene. Dans l'excellente conférence qu'il fit en 1893 (je résume les dires de l'auteur) à Londres, M. Isaacs insista avec raison sur la haute importance du --,---------------------------- (1) Voir les numéros de juin et juillet 1898. /

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