La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

I06 LA REVUE SOCIALISTE préparées. Millerand a précisé, avec sa vigueur ordinaire, notre position respective. Les antisémites et nous sommes des adversaires. L'antis~rnitisrnc est la forme aiguë du féodalisme. Il n'y a rien de commun entre le socialisme et lui, cc qui explique l'adhésion bruyante de !Il. Rochefort et de ses amis à cette association des déchets de tous les partis. A cet égard, l'unanimité du groupe socialiste s'est affermie dans son manifeste initial. Rien ne s'oppose donc plus à ce que l'unité socialiste soit parachevée définitivement. Nous n'avons pas à rechercher ici par quels moyens elle pourra et devra l'être. Nous ayons \'Oulu simplement noter les péripéties de la lutte d'oü le parti socialiste sort retrempé et fortifié, plus confiant dans l'avenir que jamais. Des personnalités comme Jaurès, Jules Guesde, Deville, ont cté temporairement écartées du Palais-Bourbon. Leur défaite nous afflige, car leur éloignement de la tribune est un grand dommage pour le parti. Mais, ainsi que le constatait M. Yves Guyot, cc sont des accidents qui n'enlcvcnt rien aux trés réels succès des dernières élections. On a vu au milieu de quelles difficultés les socialistes les ont obtenus; les difficultés \'aincues, bien des obstacles sont par là même aplanis et le parti peut se remettre à l'œuvre avec l'espoir fondé qu'en renouant les liens de solidarité qui doivent attacher tous ses membres les uns aux autres, les succès d'hier seront le levier puissant des triomphes de demain. GusTAVE RouANET . • ,.,.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==