REVUE DES REVUES l'homme, cette machine des machines, en comparaison de l.lquellc toutes les inventions des Watts et des Arkwrigths sont sans \'aleur. se rétablit et se remonte, de façon à pouvoir retourner à son travail Il! lundi avec un esprit plus clair, avec un sens plus vif, aYecune Yigucur nouvelle. Jamais je ne croirai que ce qui rend une population meilleun:, plus forte, plus saine, plus sage, puisse aboutir à son appauvrissl!- ment ... Si jamais nous sommes obligés d'abandonner la première place parmi les peuples commerçants, nous ne la céderons pas :\ une race de nains dégénérés, mais à un peuple supérieur, par la vigueur du corps et de -l'esprit. » Cette citation est de Macaulay, extraite d'un discours que k <:élèbre historien prononça en 18-1-6à la Chambre des Communes sur le bill relatif à la journée de dix heures. Nous en empruntons la traduction :\ ~.!. J. Beck, professeur de thfologie à l'Université de Fribourg, qui a publié, dans le XXe Siècle, un tres intéressant article sur le repos du dimanche. ous a,·ons eu l'occasion, quelquefois, de signaler les articles de cc périodique catholique aux lecteurs de la Revue Sorialisle. L'article que je mentionne ici est d'actualité, car il fut écrit la Yeillcdu jour où le parti catholique, qui se targue de velléités réformatrices et se proclame volontiers animé de sympathies profondes pour les misères de la classe ouniére, repoussa:\ la Chambre l'obligation du repos dominical dans les chantiers de !'Exposition. JI est curieux de rapprocher de cette attitude les arguments d'ordre social que le père Beck invoque à l'appui du repos du dimanche. L'auteur de l'article fait appel, en effet, à des considèrations d'ordre cxclusi,·ement physiologique et social, en faveur de sa thèse, que les socialistes ont toujours défendue, en dehors de toute préoccupation confessionnelle. Le passage sui\'ant, d'une sorte de consultation donnée par vingtsept médecins et hygiénistes des États-Unis et présentée au Parlement par le mèdecin anglais Farre,cst ù retenir:(< Le repos de la nuit rend, mais seulement partiellement, les forces perdues. L'exigence d'un jour de repos après six jours de travail n'est pas un caprice, mais rcpond :'t un besoin réel de la nature. L'organisme humain demande que, sur sept jours, il lui en soit donné un pour se reposer du travail corporel et intellectuel. » On se rappelle la lettre qu'adressait en 1889 M. Gladstone à U-·oll Say, président du Congrès international pour le repos hebdomadaire, lettre qui fit le tour de la presse des deux mondes. Gladstone attribuait sa longévité et la conservation dé ses facultés dans un âge aussi awfncé que le sien à l'obsen·ation du rep·os du dimanèhe. Sans aller aussi loin que. le grand oldman britannique, on est bien obligé de constater que l'observation du repos_hebdomadaire exerce u11cinfluence coBsi-
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