La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVII- vol 01

MOUVEMENT SOCIAL ï53 Ntw-Age, présidait. Parmi les amis d'Hyndman présents à cc diner intime, jl.! citerai: George Jacob Holyake, le doyen des libres-penseurs et des coopérateurs; docteur Clarck, membre de la Chambre des Communes; Drdabhai Naoroji, un lettré indien qui fut député au dernier Parlement; Tom Mann, le 1.élé champion de la fédération universelle des trade-unions; M. et MmeCharrington; le Révérend H. Rylett; Belfort Bax et sa femme; Robert Blatchford, plus connu sous-le pseudonyme de Nuuquant, l'auteur sympathique de Merrfr E11gla11d; G. W. Foote, le leader des libres-penseurs; Richard Eve, W. Thornc, H. Quelch, W. M. Thompson (Da11gle, du journal The Clario11); Herbert Burrows ; Fred. Hyndman; J. Macdonald (secrétaire du Conseil des métiers de Londres), E. Bernstein (le correspondant à Londres du journal allemand En Avaut); le peintre Félix Moscheles, \Vherr~· Anderson, le Révérend Stuart Headlam, qui représentait la Société fabienne, etc., etc. Le banquet a été tri:s cordial et tendra à une meilleure entente des groupes socialistes. Fédératio11des Trade-U11io11s. - Le huitiéme meeting annuel de la fédération des métiers alliés à la mécanique et à la construction des na,·ires, fédt'.:- ration qui représente 200,000 ouvriers, a eu lieu dernièrement à Belfast (Irlande). Une discussion s'est élevée au sujet de divers plans proposés pour la fédération de tous les syndicats, et la résolution suivante a été votée : cc Le meeting est en faveur d'un plan de fédération de 11:1étierdse nati'lre semblable, chaque société devant remplir ses propres obligations financières; mais afin de rapprocher davantage les sociétés fédérées, on devrait établir un fonds commun auquel chaque syndicat contribuerait proportionnellement au nombre de ses membres. » Mort de Gladstone. - Le Grand Old Man n'est plus. Il est mort le 19 mai. Avec lui s'éteint le plus grand Anglais du siècle, l'homme politique qui a l·e plus fait pour l'émancipation des masses laborieuses et a ainsi préparé la voie de l'évolution pacifique du socialisme. Ce fut lui qui, dans un discours retentissant, opposa ces masses laborieuses aux classes privilégiées. C'est grâce à lui que par deux fois, en 1867 et en 1885, le suffrage électoral a été augmenté de plusieurs millions d'électeurs pris dans les rangs du prolétariat. Le travail politique qu'il a accompli, en dépit de l'opposition énergique des tories et p.:ufois d'une certaine apathie de la part de ses lieutenants, était un travail nécessaire pour l'évolution graduelle du socialisme. A ce titre les socialistes lui doivent de la reconnaissance. Keir Hardie, dans le Labour leader, Dangle dans le Clan·o11 et Morrison Davidson dans le Weekly Times and Echo ont des paroles généreuses pour le vieux lutteur dont ils reconnaissent le courage, la sincérité, la probité et la simplicité. De ce que Gladstone aimait à envisager les questions sous toutes ses faces, était rarement affirmatif, aimait à entourer ses opinions de réserves, en homme honnête dont la conviction était toujours ouverte à l'argument, et il cause de cette indécision honorable les exaltés, les doctrinaires intransigeants le taxaient d'hypocrisie tandis qu'au contraire il mettait toute son ardeur, toute son âme dans les débats qu'il avait généralement suscités, et dans lesquels, tout vieux qu'il était, il montrait plus de courage, plus de conn~issances, plus d'élasticité mentale et physique, plus de talent que tous ses lieutenants réunis. I /

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