La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVII- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE Propriété individuelle et Propriété sociale JI y a des idées simples, d'une simplicité presque enfantine, qu'il est, dirait-on, impossible de faire accepter, ou, plus exactement, de faire exprimer par certaines personnes. Je citerai comme exemple celles qui sont relatives aux divers modes d'appropriation? J'ai ici mi:mc (r) (6 décembre dernier) expose cc que pense M. Georges Renard à l'égard de la propric.té sociale et de la propriété individuelle et j'ai résumé son article : Problè111,emal posé, de la façon suivante : M. Georges Renard établit : Que dans toute socicté, il y a propriété collective et propriété individuelle; Que la propriété collective doit s'élever au maximum possible; Que la suppression de la propriété individuelle est absurde; Que l'appropriation individuelle ne doit avoir pour objet que les produits du travail. C'est clair et précis. Et cependant beaucoup de socialistes sont loin d'admettre cela, ou plutôt ne veulent pas avouer qu'ils l'admettent. Ainsi, dans un travail intitulé Q11estio1b1ienposée, qui a paru dans le numéro de novembre-décembre de la Questio!i Sociale, M. Argyriadès écrit ce qui suit: « G. Renard ne se donne même pas la peine, comme G. Deville, d'établir une limite à la propriété individuelle et de nous dire ce qu'elle sera, en quoi elle consistera, cette propriété, sous un régime socialiste. << Il faudrait cependant que l'équivoque cessât. On ne peut pas, en effet, être en même temps partisan de la propriété individuelle et de la propriété collective. » • - Que tout ne puisse pas être en même temps propriété collective et propriété individuelle, cela va de soi, et ce n'est probablement pas cela que M. Argyriadès a voulu dire. Mais 011 est l'absurdité de (1) Cet article est extrait du Jo11r11al de Cbnrleroi (n° du 5 janvier 1898).

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