A PROPOS DE LA GUERRE !IISPANO-A~IÉIUCAINE 619 belliqueuses, desséchait les germes de barbarie déposés dans l'esprit des nations par des siècles de combats, de spoliations et de massacres. Cette fois la guerre s'est rapprochée. L'Europe anxieuse se demande si de cc conflit hispano-américain d'autres conflits ne surgiront pas, si l'odeur de poudre montant de l'horizon lointain ne portera pas aux nerfs des peuples armés, si un cycle nouveau de brutalités et de carnages n'est pas près de s'ouvrir, car la bataille appelle la bataille. La statistique démontre que les grands conflits internationaux vont toujours par paquets et que par une répercussion psychologique toujours vérifiée, les luttes de puissance a puissance n'ont jamais été isolées. SurYCillons donc nos lendemains. Il dépend de la démocratie européenne, qui peut et doit exercer sur ses affaires une influence chaque jour plus marquée, de déjouer les cvcntualités. Que la volonté des peuples se dresse contre les calculs possibles des classes dirigeantes, pour imposer la paix! La guerre, faucheuse des libertés publiques, pourrait ètre le suprême recours des gouvernements menacés par l'idée révolutionnaire. Que le parti de la révolution et de la république sociale, d'un bout a l'autre de l'Europe, fasse son devoir! ' I I
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