LA REVUE SOCIALISTE ANALYSE DU Troisiè111elivre du Capital de Marx << Si vous attaquez les idées routinières, Yous pouYez être sùr qu'avant tout on vous « boycottera » : c'est l'unique arme de défense que savent manier ks routiniers dans leur premiere confusion », ecrÎ\·ait Marx en 1~8r. (< Pendant de longues et longues années, disait-il encore, on m'a « boycotté» en Allemagne; en Angleterre on me boycotte toujours (1881), avec cette seule difference pourtant, que, de temps en temps, on fait courir sur moi quelque bruit si absurde et d'une telle ânerie, que je rougirais de honte d'avoir daigné y faire attention devant le public. » Il disait cela à propos dL, premier volume du Capital, depuis longtemps connu du public, alors que la critique feignait encore de ne pas l'avoir remarqué . .!\lais depuis que Marx a fait école, il n'est pas un économiste quelque peu dans le courant scientifique qui ose l'ignorer. Les cieux premiers livres du Capital sont l'analyse la plus abstraite possible de la production et de la circulation du capital; dans le troisième, Marx passe à l'examen des phénomènes concrets pour envisager la production capitaliste clans son ensemble. Pas à pas en commençant par un fait relativement simple - la marchandise et l'origine de sa valeur, Marx passe à des phénomenes de plus en plus complexes pour aboutir finalement à l'organisation industrielle contemporaine de la société, basée sur la production capitaliste. Nous sommes en présence d'une théorie développée avec beaucoup d'ordre, Yaste et logique jusqu'en ses moindres conséquences, une théorie basée sur une étude minutieuse et approfondie des faits et de leurs rapports mutuels. Bref, l'œune tout entière peut dans le domaine économique servir de modèle à toute méthode d'investigation vraiment scientifique. Dans le troisieme livre et même dans le deuxième - tous deux
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==