/ - ASSURANCES MUNICIPALES administrative du personnel et des imprimés nécessaires, puisqu'aussi bien le conseil municipal a eu la prévoyante sagesse de prier l'administration d'examiner avec lui la plus délicate des questions, celle <les tarifs. Le conseil municipal de Paris a d'abord voulu se prononcer sur le principe même de la création d'un office municipal d'assurances contre l'incendie. Lorsque la méthode d'application sera soumise à ses délibérations, l'on ne manquera point <l'objecter que point n'est besoin d'offrir au public parisien une caisse officielle d'assurances, qu'il existe des sociétés mutuelles ot'.1l'on trouve dés à présent tous les avantages promis par un office municipal. C'est là, en effet, une objection qu'il conviendra d'examiner de très près. Nous ne nions pas que, par exemple, !'Ancienne mutuelle de la Seine-Inférieure et de l'Eure, étendue à toute la France, et la Société d'assurances mutuelles de la ville de Paris ont des tarifs inférieurs à ceux des compagnies rivales, et donnent à moindres frais quelques ayantages particuliers. Cependant, nous voyons que la ville de Paris pourra offrir des assurances plus sùrcs et encore à meilleur marché que n'importe quelle mutuelle. En effet, les sociétés mutuelles sont obligées, sous peine de mort, de suivre les compagnies dans la voie dispendieuse de la concurrence par réclames et courtiers. Puis n'y a-t-il pas de fausses mutuelles comme il y a <le fausses coopératives? Même celles qui échappent au vice que fait naitre l'esprit de gain des compagnies par actions, ne peuvent pas être favorables à l'extension de l'assurance parmi les petites gens, car clics ne pourraient suffire à cette tâche, pour laquelle il faut l'action nivclantc de la puissance publique. Enfin, le principe de la sélection des risques faisant écarter ceux qui sont au point de vue de l'assurance dans une situation défavorable, les sociétés mutuelles privées ont toujours vis-à-vis des associations publiques le désavantage de ne pas rcaliscr une harmonie aussi complète entre l'assurance préventive et l'assurance réparatrice et de ne pas assurer à l'ensemble du public le bénéfice de dépenses couvertes par l'impôt. En résumé, l'assurance, par sa nature, n'est pas une affaire (gescbaeft) qui doit être laissée à l'industrie libre. C'est un service public; elle doit être traitée comme telle. L'assureur qui doit être préféré est celui gui administre le mieux et à moins de frais la caisse commune des assurés. Or, ce meilleur administrateur ne peut être que le chargé d'affaires de tous les citoyens, soit à Paris l'administration communale. Autant Paris aime ses pompiers, autant H a peu de goût pour les gens qui l'assurent très mal et trop cher, et vont parfois jusqu'à con35
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