ASSURANCES MUNICIPALES 541 l'office municipal n'auraient aucune redevance supplémentaire à payer à la Ville pour avoir été secourues par nos pompiers. Mais• précisément parce que seraient mises à la disposition du-public des assurances complètes, personne ne pourrait légitimement reprocher <le frapper d'une taxe spéciale et les compagnies et peut-être les assurés.-· Les assurés n'auraient pas à se plaindre, puisque, <le leur plein gré, après l'expiration des polices actuelles, à la peu coûteuse assurance publique de la municipalité, ils auront. préferé l'assurance privée et précaire des compagnies. Quant à ces dernières, il est également juste qu'elles rémunèrent l'utilité permanente, la sauvegarde constante du corps des sapeurs-pompiers dont elles sont les premières à tirer profit. Si aujourd'hui les compagnies ne sont pas taxées de ce chef, c'est uniquement parce que l'on sait que les cpmpagnies augmenteraient d'autant le montant des primes des contribuables assurés. * * * Les premicres recettes à provenir des assurances municipales ne seront pas copieuses : <l'abord parce que, pour que l'institution ait son plein effet, il faudra attendre l'extinction des polices en cours, même chez les locataires de la Ville dont beaucoup sont déjà obligatoirement assurés. Avant dix ans (durée des contrats d'assurances) il est difficile de fixer le rapport exact et prochain de l'opération, tout en affirmant que celle-ci sera très avantageuse pour la Ville. Comment les opérations d'assurances ne deviendraient-elles pas fatalement avantageuses pour la Ville, alors que, de l'avis de tous les hommes compétents, les compagnies puisent la plus grande part <le -leurs bénéfices dans les affaires conclues en ville, et que Paris, notamment, est la ville idé:ile pour les compagnies. L'essentiel est de créer un premier noyau d'abonnés, de trouver une première couche de clients, en offrant des conditions meilleures, des tarifs plus réduits. Et cela est facile, sans rien compromettre. Examinez les bilans des compagnies d'assurances qui, au reste, se soldent tous en bénéfices, vous y verrez que les frais généraux et de commission interviennent pour une très large part dans les dépenses (en moyenne 33 °/ 0). Or, l'office parisien aurait peu de frais généraux et pas du tout de commissions. Remarquez ensuite que ces compagnies ont presque toutes des agents, des inspecteurs nombreux, un personnel considérable devant se déplacer et entraînant des frais énormes. En effet, les compagnies ne travaillent pas seulement à Paris, mais dans toute la France, et aussi à l'étranger. - Travaillant sur place, rien qu'à Paris, et par un • I
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