MOUVEMENT SOCIAL 487 .MOUVEMENT SOCIAL EN fRANCE ET A L'ÉTRANGER SOMMAIRE. - France: Les Batteurs d'or; les Associations ouvrières de production. - Belgiq11e: Collectivisme communal ; le Minimum <le salaire dans les adjudications communales de Bruxelles. - Holla11de: La Municipalisation des services publics à Amsterdam. - Dn11e111ar:k Le Mouyement ouvrier en 1897. - Ho11grie: Les Résultats du tarif par zones sur les chemins de fer. - É/,1,/s-U11is: Organisation ouvrière ; un Conseil de révision matrimonial ; la Municipalisation des services publics. Post-Script11m: Le monument Eugène Pottier. FRANCE Les Batleui-sd'or. - L'extension du marchandage faisant de plus en plus tache d'huile, et l'emploi immodéré des petites mains, voilà les causes principales de la gréve partielle des batteurs et batteuses d'or de Paris. Trés sagement, trop sagement, les grévistes n'ont point réclamé, pour le moment, le relèvement des salaires; ils se sont bornés à ce que le mouvement de baisse des salaires fût nettement enraye : 1° par la suppression du marchandage; 2° par la limitation du nombre des apprentis et apprenties par voie d'extinction. Le succès de cette gréve va sans doute renforcer le syndicat des batteurs d'or, lui donner pl9s de cohésion pour les luttes futures en vue du relèvement de leurs minimes salaires (de 2 fr. 50 à 3 francs) ~t de la diminutiqn de la durée d'un travail quotidien malsain (onze heures). Les Associationsouvrièresdeproduction. - L'Office du travail avait entrepris une enquête sur le fonctionnement et l'importance des asso7 ciations ouvrières de production françaises. Le but de l'enquêtç était ainsi défini : 1° Mesurer les efforts faits par les ouvriers pour substituer au cc salariat ,; l'association intime du capital et de la main-d'œuvre, pour remettre entre les mains des ouvriers et employés qui y travaillent, la gestion en commun et les I'
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