MOUVEME::-.T SOCIAL 37.1 tionnelle, et grâce surtout à une réserve considérable de force de travail à bas prix. Le conquête du pays par le capitalisme a été pour ainsi dire instantanée; et cependant dés aujourd'hui commence la vérification de la prophétie de Marx : <c Le capitalisme sera son propre fossoyeur. » Justice de Londres a donné des renseignements interessants sur l'extension de l'organisation ouvriére et les progrès des idées socialistes au Japon. Les syndicats ouvriers naissent et se développent à mesure que les fabriques et les usines entassent leurs machines et élévent leurs cheminées. Tokio a des syndicats de machinistes, de typographes, de peintres-décorateurs, d'ouvtïers du bâtiment et d'ouvriers travaillant les peaux; les tisserands d'Yokohama sont syndiqués en une union puissante. Dans presque toutes les villes, les ouvriers ont créé une association, malgré la pression du gouvernement et la persécution des patrons. Le ]apanMail évalue à plus de trois cent mille le nombre des ouvriers industriels qui sont organisés de la sorte, soit un dixiéme de la population ouvriére industrielle de l'empire. Le premier écrit socialiste publié au Japon est le Manifestedu Parti co11ww1iiste, qui a été traduit par un fonctionnaire japonais revenant d'une mission officielle à Londres. Les idees et les théories socialist~s étaient déjà connues et étaient propagées par des étudiants et des ouvriers; le célèbre écrit de Marx et d'Engels trouva donc des cerveaux préparés et sa diffusion en fut considérablement facilitée. Depuis quelques années parait à Tokio un journal socialiste, l'Avwir du Travailleur, qui propage le socialisme scientifique et ensi::igne aux ouvriers que l'action politique indépendante est le moyen le plus puissant pour . (. réaliser l'émancipation du prolétariat. ADRIEN VEBER. \
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