L'UNIQUE INSTITUTION 215 L'UNIQUE INSTITUTION LA guerre, Îtult"lutiousuram,e'e; lt l~mps tsl venu. d'organirer la paix, le travail, l'tnseigntmttll. Que pourrait-on attendre que le gouvernement accomplît ou tentât pour rendre l'existence des millions de travailleurs un peu moins anormale, un peu moins impossible? Avec notre système actuel du mammonisme individuel, du gouvernement par le laissez-faire, cette nation ne peut pas vivre. Et si, durant l'intérim infiniment précieux, nous ne trouvons pas quelque remède ou quelque autre moyen de vivre, nous ne devons pas compter jouir d'une seconde de répit. Pendant ce temps, l'ombre s'avance, petit à petit, sur le cadran. Ce que le gouvernement peut faire ? Ce qu'on appelle I' « organisation du travail », si c'est là, on le comprend bien, ce qui constitue le problème de tout l'avenir, pour tous ceux qui, à l'avenir, prétendront gouverner les hommes. Mais, avant tout, notre jalon préliminaire : Quoi faire des millions de travailleurs que renferme actuellement l'Angleterre? Voilà le problème du présent, pressant, impérieux, - pressant, en ces années, en ce jour jusqu'à s'être élevé à une imminence, à une intensité terrible. Aucun gouvernement ne peut le nègliger plus longtemps; mais, encore une fois, que peut faire notre gouvernement? Les gouvernements présentent divers degrés d'activité : certains (les gouvernements complètement paresseux, dans les « pays libres », comme on dit), semblent de nos jours professer de faire, sinon rien, du moins on ne sait trop quoi, au premier abord. Discuter au Parlement et s'assurer des majorités; lutter, avec un labeur qui ne le cede presque en rien à celui d'Ixion, afin de savoir qui sera le premier orateur, qui détiendra le privilege de discourir, qui continuera de faire marcher la roue d'Ixion, sinon pour la faire avancer, du moins pour la faire tourner? - Au fond, il ne s'agit de rien de tout cela : bien des choses, pour l'œil expérimenté, ne sont pas ce qu'elles paraissent! La chancellerie, certains tribunaux semblent n'être rien; mais, de fait,
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