MOUVEMENT SOCIAL 117 3° Que les subventions aux invalides et infirmes tombent à la charge de l'État; tous les frais qui en n;sulteront seront couverts par un impôt spécial prélevé sur les propriétaires des terres et ajouté à l'impôt foncier. BELGIQUE Le Co11grèasgricolede TVarem111e. - Les divergences d'opinions qui s'étaient manifestées au congrès de Nivelles ayant subsiste, la question des Comicesagricoles a de nouveau cté réservee. Son etude a été confiée à une commission composée des citoyens Debarsy, H:1111bursin et Zéo. - Des conclusions devront aussi être présentées sur la prud'hommie agricole. Voici les conclusions d'un très sérieux rapport présenté par le citoyen François Pissoort sur le /Jo111estead ou bien familial : De toutes parts, les revendications sociales éclatent et, pris entre plusieurs feux, les réactionnaires n'ont plus d'espoir que dans les masses rurales. Pour ~es amadouer et les exciter contre le socialisme ils veulent augmenter le nombre des propriétaires intéressés à la conservation de l'état social actuel. Afin d'éloigner Jacques Bonhomme de nous, ils le déclareront propriétaire insaisissable et endormiront ses inquiétudes. Pendant qu'il cultivera son « mouchoir de poche » il aura l'attention détournée de la concentration terrienne qui s'accomplit et de l'invincible concurrence qui lui prépare les fermesusines de l'avenir. Paul Leroy-Beaulieu a dit : « La petite propriété ne peut que vivoter parasitairement sous l'ombre protectrice de la grande, qui tôt ou tard l'absorbera, parce qu'elle a trop de défauts pour se défendre efficacement. » Jaurès a rappelé ces paroles dans son récent discours sur la crise agricole, ce qui a eu le don d'horripiler M. Leroy-Beaulieu. Celui-ci n'a cependant constaté qu'un fait indéniable et que les événements confirment chaque jour. Avec Henry George nous ne devons cesser de répéter au paysan : « que la petite propriété privée du sol est incompatible avec son meilleur emploi ». Montrons-leur également que c'est dans la CLÎltureen commun qu'ils doivent chercher leur salut. Du jour où celle-ci aura été expérimentée, ses avantages éclateront avec tant de force aux yeux de tous, que la socialisation de la terre trouvera parmi les paysans mêmes ses plus fervents adeptes. Nous repoussons donc, personnellement, le homestead comme contraire au progrès social et aux intérêts des paysans. Mais une question, de beaucoup la plus importante, figurait ainsi libellée à l'ordre du jour : « Attitude des socialistes à l'égard des mesures ayant pour but. de consolider, développer ou reconstituer la petite propriété rurale. » - Vandervelde écrivit là-dessus un très beau
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