La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

HE\" l. L IJES l(L \"G ES L1:s .\ngl.1is ri r,1iènt bien, si jamais notrè gou \'ernernen t s'cm b.1rq uait dam Ll galèrè où ;-.1. Leroy-Beaulieu le presse de monter. Tout de mèmc il est curieux d1: r.1pproch1:r :i.huit jours de dist:rncc les deux attitudes de l'.fco110111isFlcrt111rnis, scion qu'il s'.1git de protection accordée :i.quelques sociétés coopérati,·es de production ou d'expédition :'t entreprèndre pour préwnir Li b:lissc d1:s ,·.1lcurs minières du Trans\',1al. La presse libér.1k et otholiquc .1 mené gr.rnd bruit, il y a quelques ternps,de l.1contra,·ention dresséc:i.notre ami ctcordigionnaire,\nscck, pour une prétendue retenue des sal.1ires que k /'o,>rni/ :1urait exercée sur k s.11.iire Je ses ounières. L'Ass,>â11/i,>c1a1l/J,1/iq11,· s'est li,·rél', .'t CL' propos, :'tune di:nribe cnfl.1111mèc contre k soci:1lisme, génér.ttcur de misères et de tyr:tnnies, partout où ks hommes d'initi.1ti,·e de cc p.1rti prétendent amèliorer pr:niq ucment k sort de ku rs c.mi.tr.t,ks de t r.tv:lÎ ! en lond:rnt des :1t1:licrs, oü ils s'efforcent d',1d.1pter leurs principes a,·L'c ks cxigrnces de l'ordre capit.lliste. Comme il f.ilL1it s'y :llt1:ndre, une co11d.1m11.1tionridicuk ,l répondu aux poursuites du p.uqul't belge, de sorte quL· la premièreapplic.nion de la légi,Litionen m.ttiérc de protection ounière a été faite .i. un atelier socialiste. C'est par ,\nseek, en effet, que ks tribunaux ont débuti.: d.rns l'applic.Hion dl' l.1 ioi. De quoi s'agiss,1it-il, au fond de cettè affaire, ,llltour de Liqudle on a dépens.'.: t.tnt d'cncn.: et de sali,·c? C'est cc que :'Il. Gi,le, le symp,1thique proksscur d\'.:conomic politique, .i. ?-lontpellicr, a n>ulu s.1,·oir. Il s'est enquis de toutes les picccs du procès et aprcs ex.tmen des di\'crs contr,1dictoircs, \'Oici comment il r.'.:sumc les f.lits reprochés et la conclusion qu'il en tire d:1ns k dcrnil'r numéro de l.i Rt'u111,!·'E(o110111pioclitique. D'abord les faits. « Les ounières (c.1r il s':1git d'ouHièrcsd.rns l'cspt:cc) sont payées :1 la journée - journèe de huit heures l'.l sans réduction de salaires. Seulement un certain minimum de tra\'ail est établi - par exemple, 10 chemises par jour. Si l'ounière (ou plutôt ~i l'équipe dont clic fait partie, trois ou quatre) dép,tssc cc 111ininu111i,l lui est alloué un supplèment. Si elle n'atteint pas cc minimum, clic touche tout de mème son salaire, mais pas de surplément, cela \'a sans dire. Enfin, d,rns l'hypothèse intermèdiairc oü tantot clic reste au-dessous du minimum et tantot s'élc\·c au-dessus, on établit une compensation et on déduit du supplément (mais 11011 du salaire) k moius produit. Tout cela est fort ingenit!ux et justiu'à présent irréprochable. i\lais Yoici le hic. Cc supplément n'est pas versé intégralement aux ounières : Go 0 / 0 seulement kur sont comptés en espèces : les 40 °/o restant sont simplement Ycrsès pour leur compte, en partie (25 °/o) à leur caisse syndicale (non pas ,'t la cai~~e du \'uoruit, mais :1 la caisse du

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