LA PROPRIETÉ IDEALE LA PROPRIÉTÉ IDÉALE f. Le sentiment de la Propriété. - il. Caractère social ,k la Propriété. - 111. L, fonnc de la Propriété est déterminée par 1., forme de h production. - n·. Prédominance croiss.rntc du Capit.tlisme. - V. Cc que possè.!c le C,pit.tlisrnc. - \ï. Cc que possède la Classe movcnnc. - \li. Cc que possède le Prolét.1ri.1t. - \'llf. ])efensc du C~pitalismc. - IX. Insuffisance sociologique de !'Économie politique. - X. La conception de la Propriété dans b synthèse sociologique. - XI. L~ Collccth·ismc, formule économique de la synth~sc so.:iologique. - XI 1. Le Collectivisme, combinaison de l'individualisme et du communisme. - XI 11. Le Collectivisme et k maximum possible d'égalité. - XI\·. Le Collccti,·isme et le m.1ximum possible de liberté. - X\'. li ne peut se crist.tlli,cr d.rns une forme délinitive. - X\"f. Son érnlution en Communisme. - X\"11. Les conditions économiques de cette é,·olution. - X\·111. Conditions sociales. - XIX. La Propriété idéale est l.i commun.rnté absolue des biens. Nous sommes une cspcce tellement dressée aux abstractions que nous finissons par ne plus \·oir exactement les choses, tant les signes qui les expriment en ont obscurci la notion pour notre entendement. Ainsi, le sentiment de la propriété est un des plus précis et des plus clairs parmi ceux que nous sommes ù 111<'.:mdc'éprouver. Il était sans doute trop simple de le concevoir en ce qu'il est et comme il est, puisque les juristes et les économistes ont éprouvé le besoin de l'embrouiller et de l'obscurcir en se prêtant ~111 mutuel appui, sinon de mutuelles lumières, dans cette belle besogne où le droit déforme, masque ou nie les faits dont il est censé exprimer les rapports, tandis que la métaphysique achévc de les rendre méconnaissables grùce au miroir faussé, convexe ici, concave là, qui lui sert à les réfléchir. Croit-on avoir rendu la propriété sacrée et inYiolable quand on a gra\·emcnt formulé qu'elle est un droit et qu'elle tient au plus profond des fibres humaines? Si clic est un droit, comment d~s membres du corps social pem'ent-ils être dépossédés de leur droit? Et si elle tient tant au cœurdc l'homme, pourquoi y a-t-il tant d'hommes dont k cœur pourrait saigner d'ayoir étc séparé d'elle?
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