La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

!IIOUVEMENT SOCIAL 757 Art. 3. - Les mé:mes conditions de traYail précitées, il inscrire dans tous ks cahiers des charaes des concessions de services publics, seront demandées, 0 . en faveur de l'ensemble de leur personnel, il la Compagnie générale des omnibus et il tous les autres concessionnaires actuels de la Yille de Paris. ANGLETERRE La Federalion i11/ernaliù11adles Travaille1r1s des 11aviresdes docksel des rivieres, - Tous les journaux ont parlé de b n'.:cente expulsion hors de France de Tom Mann, et l'on sait que le Conseil municipal de Paris a protesté avec énergie contre cette mise en interdit ,'t b fois bête et odieuse. - Voici un rapport qui renseignera exactement sur les tendances de Tom Mann et de ses amis des docks : Rapport dn Hureatt central de la Fidéraliou i11ter11atio11adles Travailleurs des uavires, des docksrt des rivières aux 111embredses Unionsfi!dérùs. Suivant la décision de la Conférence internationale tenue en février, une attention toute spéciale a été donnée au travail d'organisation de toutes les· contrées sur lesquelles s'étend la Fédération internationale. Dans le Royaume-Uni, des efforts spéciaux ont été faits par )'Union des Travailleurs des Docks, \\·harfs, des rivières, etc.,, et par l'Union des marins, mécaniciens et chauffeurs dans différents ports, et en particulier dans les ports de l'Ouest, il Bristol, Newport, Cardiff, Barry, Swansea, Gloucester et Sharpness. Sur la côte nord-est, à Hucl, Middlesbrough et Stockton, un bon travail d'organisation a été fait et est maintenant bien conduit. En France, nous sommes heureux de constater qu'une grande activité existe. La nomination de M. Fcnton Macpherson, de Paris, comme correspondant en chef de la Fédération en France a donné des preuves de son utilité. Il est en rapport constant avec toutes les Unions d'ouvriers des ports français et mène énergiquement le travail de la Fédération. En ce moment, il s'occupe spécialement (en donnant ses services volontairement) d'organiser une tournée de conférences dans les ports français; le résultat de ces négociations a été que la Confédération générale du travail d<! France, l'Union des travailleurs de la marine et des ports de Paris, l'Union des travailleurs des docks, celles des marins et des ouvriers voiliers du Havre, les Unions des marins et des ouvriers du port de Nantes, l'Union des ouvriers des docks de Marseille, ont enrnyé une cordiale invitation au président de la Confédération de visiter Paris et de faire des réunions syndicales sous leurs auspices; elles ont voté une somme d'argent pour couvrir les frais de ce voyage; l'idée qui prévaut étant de faire naître une fédératio'n nationale qui sera ensuite confédérée• avec la Fédération internationale. Suivant toute probabilité. Marseille, La Rochelle, Bordeaux, Nantes, le Havre et Dunkerque seront visités et le travail d'organisation y sera stimulé. En Allemagne, le trade unionisme fait généralement de grands progrès; à Hambourg, les porteurs de charbon ont été renvoyés par leurs employeurs

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