La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

740 LA RE\'l'E SOCIALISTE courte pi<'.:cqeui, en Yingt-cinq pages, n:nfcrmc ù la fois une étude sociale, quelques caract<'.:rcsnettement esquisses, un drame enfin, et des plus c':1110L1Yants. La sc<'.:nese passe dans l'atelier d'un grand couturier, M. Letourneur. C'est un dimanche. Au kYer du rideau, les oun-i<'.:res, tout en devisant des parties de campagne qu'elles ont projctfrs pour ce jour même,.s'empresscnt de terminer une robe attendue par quelque riche cliente.:. Blanche, la « première », fait <les confidences à son amie Marie.:: hier encore, clic a reçu une lettre du « baron », un homme mûr, mais de bel air, plus sérieux que passionné, et qui désire deYenir son ami. Mais Blanche a d'autres projets en tête. Une ancienne ouvri<'.:rcde.:l'atelier Letournctl1', Clarisse, qui, maintenant, a abandonné la couture.: pour deYcnir, ainsi que le lui dit brutalement le garçon de magasin Auguste, « la fcrnrnc à tout le monde », Clarisse Yient rendre visite.:à sc.:sanciennes compagnes et, avant de repartir, Yeut entraîner Blanche ù diner a,·ec quelques-uns de ses notn-eaux amis. Celle-ci, un peu s<'.:chement,refuse, et Claris~c d'en déduire : « Il y a quelque chose, bien sùr, qui la retient dans cette maison. Est-cc le frère? Estcc le fils? Peut-être les deux! » Mais la robe est ache\'éc; apr<'.:sl'avoir empaquetée aYec précaunon et l'aYoir confiée à Auguste, les ouvri<'.:res quittent l'atelier. Blanche, sous prétexte de ranger diYcrses choses, y reste sc.:ulc.:. André Letourneur, le.: fils de son patron, depuis quelque.: temps, s'empressait autour d'elle; Blanche.:,bien franchement, lui a\'ait dit : « Je ne ,-eux ni Yous abuser, ni me compromettre. Consultez \'OSparents, s'il leur convient <lenous marier ensemble, j'accepte, sinon ne me parlez plus jamais de votre amour ». Et Blanche, en ce moment, attend la réponse promise. Le jeune homme arriYe, timide et confus : son p<'.:rel'effraie, il n'a point osé parler. Blanche se récrie, mais sur ses entrefaites, entre le maitre de la maison, ?vl. Letourneur, qui, brutalement, s'interpose. Eh quoi! son fils ne pourrait-il, s'il s'intéresse à une oun-i<'.:rc, lui donner rcn<lez-Yous ailleurs que dans l'atclic.:r. C'est à la jeune fille offensée maintenant de l'interrompre : « \'ous Yous trompez, Monsieur, lui dit-clic ... c'est à vous, maintenant, que YOtrcfils a besoin de caw,er. » M. Louis Legr:rnd, conseiller d'État c.:t1111111stprleénipotentiaire, vient de faire paraire, il y a quelques jours, un liHc sur« l'Idée de Patrie >>. « L'auteur, dit l'annonce de librairie, a Youlu combler une lacune. Préparé par ses études et par les fonctions qu'il a rcmplic:s à l'examen <lesproblèmes d'ordre politique ou international, il passe successive-

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