Cl MÉDECIXE ET )IÉDECIXS dients permettraient de donner satisfaction aux légitimes exigences des malades sans sacrifier la fraction intércss:111tcet honorable de la famille médicale, me sera-t-il permis une échappée da11s le: champ de l'utopie ? Beaucoup des nàtrcs 11c craignent pas l'ncore de faire des médeci11s de leurs fils; ils se r0\"ent co11ti11uéspar eux dans une carriére particuliérement estimée, qui, si elle ne les a pas conduits à la fortune, a du moins entouré leur médiocrité d'une consid~ration bic11Ycillantc, et lui a donné les satisfactions morales qui nous font de plus c11 plus défaut. Faut-il ruiner irrérncablcmcnt les génèrcu es illusions de ces cxccllc11ts confréres d'un autre :'tgc, qui croient possible un retour au statut d'a11/ebe/111111? Il y a une vi11gtaine d'années, un de nos jeunes confréres que la médecine devait être bientot fiér12de compter au nombre des si12ns, débutait à Paris. En attendant la haute fortune scicntifi,1ue :'t laquelle il était appelé, d'Arsonval professait la chimie:\ l'école Arago. Convié :\ y faire un jour le discours de la distribution des prix, il prit pour théme la Cwtralisalio11 de l'i11d11slripear ln 111acbi11e à i•apwr, et sa ,lécenlralisalio11reudue desor111aipsossible par l'avè11cl/le11i1/ 1d11striedl e l'électricile, comportant l'utilisatio11des forces naturelles perdues. Les doléances médicales m'ont, après bien d'antres, souYcnt rappelc cc discours; et je me disais : Décentralisation, - n:surrcction de la proYincc, - et, comme conséquence, reconstitution de ses populations, de son activité; de sa fortune, . .. et des clie11tèles locales. * * * Médecin, j'ai agité ici la question mèdicak; maintenant j'aimerais céder la parole a des confréres en l'art de gut'.:rir aussi sinon plus éprouvés que nous, à d'anciens camarades d'études, nos collaborateurs de chaque jour, dont l'opportunisme médical a prétendu faire nos ennemis, aux pharmaciens. A. TRIPIER.
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