MEDECINE ET ~IEDEClNS scur à b Faculté et membre de toutes les Académies, vous pouvez sans crainte de vous tromper affirmer le mystificateur, ou l'imbécile, l'un n'excluant pas l'autre. - i\lais, :\ cc compte .... ? - A cc cornptc, les charlatans Sl' rencontreraient surtout dans notre confrérie, clJc, les légaux? Rien n'est plus exact; et, au lieu du cauchemar indigeste que nous a donné le jeune auteur des Moïliroles, il eût pu, s'il avait pris la peine de se renseigner et de noter les conversations de fumoir de nos diners profc:s~ionncls, trouver la 01atièrc d'un linc Yi,·ant, arnusant, instructif, d\rn cynisme souvent spirirncl, où la note lugubre eùt été assaisonnée de traits du meilleur cornique. \'oici maintenant qu'on prétend - toujours avec l'arriére-r).Cnséc pécuniaire qui dirige la campagne - partir en guerre contre les professionnels indignes, et 111ornliscr la corporalio11 par la uéation d'un Ordre des 111edeci11s. L'idée n'est pas si IH:u,·c que paraissent le croire ses fauteurs actuels. Une campagne assez vive fut, il y a une quarantaine d'années, rncnéc dans cc sens dans la plus importante des sociétés d'arrondissement de Paris, où elle occupa plusieurs séances. C'est à Cerise, je crois, qu'appartint le mot de la fin.: « Et qui moralisera les moralisatcms ? ,i Pas plus ù l'a\'cnir que dans le passé, on n'ira chercher les charlatans là où ils sont. En faisant la chasse à l'exercice illégal, à celui qui rapporte, - le seul dont on ait réellement souci, - on n'atteint pas le charlatanisme en règle, le vrai, l'immuable, le constitutionnel. En revanch;, on fait une contenance à quelques habiles(?) qui mènent la troupe, une maigre et vague publicité à quelques syndicats, enfin k jeu de quelques industriels peu scrupuleux qui, prenant des médecins à leur solde, couvrent une marchandise inavouable d'un pavillon qui n'a plus de valeur que dans cc rolc. En regard des charlatans, des solennels, et contrastant avec les· gens de bonne volonté qui ne sont pas en rcgle, il est une classe de praticiens, strictement corrects, de la situation et de l'influence numérique desquels on peut et doit tenir compt~, sans qu'il soit possible de s'intéresser à eux au point de leur sacrifier quelqu'un ou quelque chose: ce sont les soldats de l'armée dont les morali_satcurs se sont improvisés officiers. Ceux d'entre nous qu'une vocation a pousses vers la médecine sont la rare exception ; le hasard des milieux ou des circonstances fait des médecins de jeunes gens aptes à toute autre chose, ou même à rien. Beaucoup d'entre eux sont nés fo11clio,11U1ires, et se trouvent four-
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