MÉDECINE ET MÉDECINS pas plus apparent qu'cffectif. Sans compter ceux pour qui le diplôm-t: est une contenance comme celui de licencié en droit, une introduction ;\ b vie politique, toujours comme le titre d'avocat, une préparation à. la Yie agricole ou industrielle, il faut se demander si l'excés du nombre des médecins à Paris et dans trois ou quatre grandes villes 11' est pas compensé, au moins pour une large part, par une diminution dans les campagnes, et aussi défalquer du chiffre des pratiquants les répartitcui:s de clientéle : ceux qui font presque exclusivement le courtage. * * * Parmi les doléances profcsssionnellcs, figure encore le dé,·cloppcment des Sociétés d'assistance mutuelle, où des médecins dérisoirement rétribués Yoient un grand nombre de malades. Cela ne me paraît pas non plus détourner beaucoup de la clientéle payante. Les membres de ces Sociétés ont, à tort ou à raison, l'impression qu'on leur y en donne pour leur argent; et, lorsqu'ils sont naiment malades, \"Ont consulter un autre médecin, - qu'ils paient. Plus graYe est la concurrence que nous font les administrations de l'Etat et les municipalités, détournant de leur affectation des fonds destinés à secourir les seuls nécessiteux. Mais il y a là une question générale sur laquelle je vais revenir. • * * * Au fond, c'est d'argent qu'il s'agit ici; comptons donc. Soit A le public qui dépense pour être soigné, B le public médical honnête, vivant d'un travail réel, loyalement exécuté, public que je voudrais croire majorité dans les grandes villes, C le public médical véreux, dans lequel sont à comprendre plusieurs catégories, les unes tenues pour telles, les autres bien vues, au moins dans notre monde. Il est incontestable que A verse aujourd'hui aux mains tant de B que de C un tribut supérieur à ce qu'il était il y a moins d'un demi-sieclc. Le prix moyen de nos honoraires s'est élevé, et s'est élevé plus que le niveau moyen des prix de toutes choses. De cela, nous sommes redevables en partie à une sélection de la « matiere médicable », sélection opérée par les dispensaires et par les sociétés d'assistance, qui a soulagé d'un « poids mort » la pratique dont on vit, pour le reporter sur celle qui aide à attendre. Mais nous sommes surtout redevables de l'élhation du taux des honoraires à l'influence indirecte de nos confreres véreux, parmi lesquels se rencontrent quelques financiers de génie. A paie donc davantage; B touche moins ; la différence profite à C. A qui la faute? Je crois que la supériorité de C a consisté surtout .à
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