MÉDECINE ET MÉDECINS la tenir à jour, de la refondre au besoin pour en porter ailleurs un<.: Yersion nouvelle qu'il a quelquefois en portefeuille. C'est un liHe à b mer. Quelques combinaisons ont été, m'a-t-on dit, irnaginccs par des syndicats d'auteurs désireux de connaître exactement le chiffre <le leur tirage et de rester maitres de leur œuvre et de la publicité qui peut en rcglcr l'ccoulement. Ils feraient les frais de leurs impressions, èt auraient une librairie à eux, gerce par <les agents désintcrcsscs de toute spéculation. Il est encore une vieille combinaison tom bec en désuétude, qui fit la fortune de maint livre classique, la vente chez les auteurs, à laquelle je crois qu'il serait bon de revenir. Elle persiste çà et Li dans le monde médical mal Yu, et c'est c<.:qui sans doute l'a empêchée de dcYcnir la régie. Elle représente la seule procédure qui laisse l'auteur maitre de son œuvrc et lui en assure les béneficcs spirituels aussi bien que temporels. Elle encouragerait peut-être, comme en Angleterre et en Amérique, la piraterie par prosper/11s; mais, à cc point de vue même, clic ne saurait guère fair<.:pis que notre librairie, ou la production est trop fiévreuse pot.r que les cditcurs, même honnêtes et instruits, puissent se tenir au courant de tout cc qui s'imprime sous leur couverture. L'édition chez les auteurs me paraît enfin seule pratique pour les 1.\1é111oires, auxquels l'hospitalité des librairies n:offrc aucune chance d'écoulement, cette hospitalite fût-elle réelle, - cc qui n'est qu'cxccptionnel, comme le savent ceux qui, ayant des recherches à faire, vont, sur la foi d'une indication d'ailkurs exacte, s'adresser chez l'éditeur, ou le travail demandé est le plus souvent inconnu et introuvable. Il est inutile d'insister sur l'impossibilité qu'il en soit autrement. _ Nous connaissons de bonnes Tbèses qui, dans la condition que nous recommandons, auraient pu mettre à leurs jeunes auteurs le pied à l'étrier. * * * Il est bien établi que, quelle qu'en soit)a forme, la publicité individuelle est mal vue d'une majorité professio\111elle indolente, enYieuse, - et inintelligente puisqu'elle a toujours manœuvré ou laissé manœuvrer pour elle à l'encontre de son but, inavoué d'ailleurs. La publicité individuelle a encore, pour ceux qui en accepteraient le secours, le défaut d'être coûteuse. Ces deux difficultés ont été tournées du même coup par des moyens dont il a eté récemment fait, dans le grand public, un tapage resté sans écho dans la presse professionnelle. Contrairement aux prévisions <l'il y a cinquante ans, les chemins de fer et l'annonce n'ont pas supprimé les commis-voyageurs. A côté
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