LA PROPRIÈTt IDtALE gonismc intcrn:1tional ayant disparu, cc n'est pas les hommes qu'il faudra multiplier, mais les produits), et mille autres moyens que nous ,1e pOtl\"Ons mèmc encore prévoir mais qu'une plus complétc connaissance de leur domaine et de leurs forces suggérera à ceux qui viendront après nous. Une difficulté, pourtant, se pn:scntcra, et imposera au régime intermédiaire, at: collectivisme, la tkhe de la Yaincre. Tandis que leur abondance diminuait la valeur des produits destinés à satisfaire nos besoins acquis, les produits destinés :'t satisfaire nos besoins essentiels ne diminuaient pas de nleurdans la même proportion. Le prix du pain est resté à peu pres stationnaire depuis un si<'.:clc.Relativement, il a donc baissé, puisque la Yaleur de la monnaie s'est abaissée. Le prix de la ,•iandc a triplé en un siècle, ou peu s'en faut, et, eu égard à la diminution de la Yalcur de la monnaie, il se trouve que la valeur relative de la Yiandc est restée la même, bien que la consommation en soit presque double, la viande étant l'aliment par excellence du travailleur industriel. li y aurait donc, en somme, augmentation relative de bienêtre, si l'homme du dix-ncuYiemc siccle n'anit que les besoins de l'homme du dix-huitième. Il s'ensuit de cet inégal accroissement des moyens de consommation que le non possédant doit s'estimer heureux, quand ses besoins de nutrition sont assurés, et que, quel quo soit le bas prix des objets manufacturés, le ha.ut prix relatif des denrées alimentaires l'oblige à se priYcr de ceux-là. Il y a donc deux catégories de consommateurs dans la société : ceux qui sont réduits au nécessaire et ceux auxquels les besoins acquis rendent nécessaire le superflu. Or, la marque la plus certaine du degré de civilisation d'une société, c'est l'importance que prennent les besoins acquis au regard des besoins naturels. Il y a donc une contradiction que la sociologie a le dcYoir de signaler en même temps que d'indiquer les moyens de la faire cesser : il faut que s'abaisse la trop grande valeur absolue et relative des denrées alimentaires. Ici, l'économique est insuffisante, encore qu(:'. le perfectionnement de la culture agricole et la multiplication des moyens de transport soient les données essentielles du problème et les conditions primordiales de sa solution. Mais la politique doit intervenir pour que les blés de l'ouest américain cessent de nourrir les porcs de Chicago, tandis que le paysan français s'exté1iuc, sLir une parcelle de sol, à nous produire du pain trop cher dont il est forcé de se priwr lui-même. Seul le régime collectiviste pourra préparer l'évolution de l'agriculture vers une plus scientifique utilisation du sol sans qu'il y ait péril pour ceux qui vivent de la culture de ce sol; seul il pourra seconder et même fortement impulser !'instinctif mouvement de spécialisation agricole par régions et assurer sur tous les points de son domaine une abondante répartition des produits alimentaires. Les élc'.:mcntsde cette action
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