LE PROBLÈ)!E DE L'A)!OUR 6.1-ï Cc n'est pas sur elles que l'on doit s'appuyer pour dltcrmincr le degré <lefecon<lité de !'Espèce humaine. 1I I D.111sles pays Oll 1., popul.,- tion s'ac.:roit encore, l'a.:..:ro.i.-. c;cment Jiminue .\ rncc;ureque l.l densité 3ug-mente. A. Gt.:11.LAH.I). -La paix pcrpétudlt: est encore un rhc - hélas ! - rêYe irréalisàbk t:mt que dun.:ra l'odieuse exploitation de l'Homme par l'Homme. Si vis pace111p,ar11j11stitia111. Le guerre, sous ses foqncs les plus Yariées, e11s:111glanetencore la Terre. Toutes les ,\larseillaises sont des hymnes de guerre. li est encore grand et noble de verser a flot le sang humain. Le secret de la gloire nous est toujours fourni par la Bible : « Saül en a tué mille, mais Dav_iden a tué dix mille ! » Les guerres de races contre races, de nations contre nations, de partis contre partis, les guerres industrielles, commerciales, etc., n'ont jamais été aussi nombreuses ni aussi destructives que <lenos jours. Notre siécle est l'un des plus meurtriers de !'Histoire. Il a égorgé, au dire de Flammarion, quarante millions d'hommes. Pareille saignée humaine ne s'est jamais me. Ajoutez :i ce chiffre les décès dus à la maladie, à la misère, à la mauvaise nourriture, :i l'insalubrité des habitations, a l'excès de traYail et à ses multiples dangers ... et Yous verrez que la natalité des peuples européens ne peut décroitre sans mettre en péril l'existence même de la CiYilisation. Sans doute, la natalité excède la mortalité, mais n'est-cc pas là une « économie » de vie absolument nécessaire? Peste, choléra, fièvres exotiques ... peuvent, en quelques mois, faire des myriades de victimes. L'Humanité s'arme contre ces calamités imprévues. A-t-elle tort ?A tout moment il peut se produire des vides au sein des populations les plus industrieuses et les plus policées. Le cas échéant, un excédent de naissances répare, dans une certaine mesure, les pertes éprouvées. Qui ne s'enrichit pas se ruine, du reste. A l'heure présente, sous le froid manteau du capitalisme, un pays qui ne posséderait pas un excédent de nàtalitc serait sous la perpétuelle menace de la dépopulation. La France est dans cc cas. Partout où la mortalité décroit, la natalité - n'ayant plus besoin d'être aussi considérable - diminue (1). (1) Guillard - qui fait autorité chez les Malthusiens - a écrit : « Le nombrc des
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