REVUE DES LIVRES REVUE DES LIVRES D. Tom:i~ t-.lrc11ELENA. La libertad para la mujer. B:ircclonc, 2-1-.~ p:igcs in-16 Que faut-il chercher dans cc petit livre? La demande, croyons-nous, n'est faite pour étonner personne, en dehors peut-être des critiques habitués i1 juger n'importe quel ou\'ragc en parcourant la table des matières. En efTet la question de la liberté de la femme est si vieille, la bibliographie en est si riche et les philosophes, les physiologistes, les économistes et les juristes, pour ne pas mentionner les poétes et les romanciers, en ont tour i1 tour tellement élargi le cadre, qu'aujourd'hui il faut absolument se borner à la discussion d'un point unique se rapportant i1 la controverse si l'on ,·eut faire œuvre sérieuse et de quelque utilité. M. fllichclcna, a,, comr.lirc, s'est plu à \'ider la question et son li\'l'e est nécessairement incomplet autant que dépourvu d'invention. Il est vrai cependant que dans la discussion d'un sujet si passionnant et si ,·astc, il était impossible de trouver une seule idée et méme une seule expression qui ne soit déjà renfermée dans les ouHagcs d'écrivains d'élite tels que Stuart Mill, •Laboulayc, de Girardin, Gabba, etc. Le mérite de la publication de i\l. Michclena - car clic a quand même un mérite - c'est d':l\'oir su grouper quelques idées fondamentales, de façon à les présenter dans un langage clair, quoique un peu trop sentimental, intelligible à tout le monde. Il est convaincu, profondément com·,1incu même, de la justice et de la ,·érité de la cause qu'il défend; et la chaleur, la fougue toute méridionale a\·ec laquelle ont été écrites ces pages se communique au kcteur, qui suit avec un intérêt toujours croissant le raisonnement de l'auteur. Nous retrou,·ons donc dans cc voluml! la qualité maitresse qui fait la fortune d'une publication de propagande. Les savants, nous l'a\'Ons déjù dit, et tous ceux qui connaissent la question dans ses détails n'ont rien il .1pprendre. M. Michelena écrit pour les humbles et ne s'adresse qu'aux gens qui n'ont pas le temps de fl!uillcter les gros ouvrages. Certes en Europe on a déj:i fait paraitre, même dans ce but, des brochures meilleures que celle de M. Michelcna. Nous connaissons particulièrement une publication italienne, le 1vfo11opolidod/'1101110, duc à la plume d'une doctoresse russe, Mme Roulichoff, laquelle, tout en demeurant dans les limites modestes d'une brochure de propagande, résume d'une façon men·eilleuse tous les argu- ..
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