REVUE DES REYUES effet de diminuer la mortalité; Î11ais en arrêtant l'intoxication de régions entiércs clics conserveraient des êtres sains et robustes, aptcs à la reproduction, qui s'éteignent aujourd'hui aprés deux ou trois générations d'une descendance rachitique et morbide, le plus souvent stérile. Je cite l'alcoolisme, comme une cks causes particuli('.:rcs de mortalité croissante influant aussi sur le fléchissement de la natalité; combien d'autres ennemis de la population française auxquels il conviendrait de s·,11taqucr! L'association fondée par M. Bcnillon, si clic portait ses in\'cstigations de ce coté, serait bien placée, tant par l'autorité et le c;iract('.:re de ceux qui la composent que par le but qu'elle poursuit, pour anH.:ner les pouvoirs publics J s'occuper enfin <lela question du dépeuplement. Je ne dis pas qu'on ne doive pas agir sur la natalité; mais, outre que les résultats des mesures proposées par la Ligue sont nécessairement à longue échéance, l'amélioration qu'on pourrait obtenir sur le chifli-e de la mortalité ne serait pas à dédaigner. D'ailleurs, je le rép{'.:te, l'action qu'on exercerait sur la mortalité aurait sa répercussion sur la natalité. Les enfants en bas ùgc qu'on préscrYcrait seraient des reproducteurs. C'est ainsi qu'a procédé l'Angleterre dont la population manifestait une tendance à fléchir, et les résultats positifs qu'elle a obtenus nous montrent la voie dans laquelle les hommes de cœur et de science qui se sont fait inscrire à la Ligue devraient s'efforcer d'entraîner le pays. GUSTAVE ROUANET.
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