RE\'UE DE LA PRESSE tTRA~GtRE 601 intégrée a,-cc la théorie intellectualiste. Et Th. Ribot lui-rn0me, champion déclan'.: de la théorie somatique, pour expliquer les sentiments les plus elevés, doit faire continuellement appel à l'érnlution intellectuelle ... Notre façon d'entendre le m:nérialisme se fait mir dès lors a\'ec clarté. Nous observons que réellement dans beaucoup de faits hi~toriqucs, le motif économique est pn'.:pollllérant et essentiel, qu'il est seul capable d'une exacte détcnnination scientifique ... La science ser:1 donc dans son droit en considérant le motif économique comme le ,-rai facteur de l'histoire. Et nous pourrons ajouter que la science de l'histoire progressera d'autant plus qu1.:sera plus nombreux le nombre des faits qui se pourront expliquer a\'ec Jes lois économiques. Tant qu'on reste dans le pur champ idt':al 011 ne peut avoir qu'une image synthétique et changeante des choses. C'est ainsi qu'un paysage naturel peut devenir, comme on l'a fort bien dit, un état d';\mc. Le n1.1t.'.:rialismehistorique substitu.'.: :i l'idéalisme n'est donc autre chose que le monde des « choses ii substitué au monde des « valeurs ii (en peinture). Toutes les fois qu'aura lieu cette substitu-, tion, la science fera des progrès. Mais il faudra se garder Lk confondre les abstractions scientifiques avec L1 r.'.:alité... Le matérialisme historique est l'histoire yue du dehors comme la théorie somatique des émotions est le sentiment vu du dehors. Sur le terrain de la science la question sociale peut être une question économique. parce que le facteur économique est le seul scientifiquement déterminable; sur le terrain de la réalité, de la pratique, la question sociale est aussi une question morale. >1 L'auteur ne donne cc premier article que comme une introduction générale. D'autres suivront, dans lesquels le matérialisme historique sera l'objet d'une étude critique détaillée, dans ses applications juridiques et sociologiques. On peut, je crois, entrevoir que les principales applications du matérialisme historique seront de même acceptées avec n'.:sen·c de la question métaphysique et 11011 pas seulement sous bén.'.:fice d'inventaire. D'autres articles : « la nouvelle phase de l'histoire du droit» par Giuseppe Sa!Yioli, « le spiritualisme et Je positivisme dans la philosophie juridique contemporaine i> par Giuseppe d'Aguanno, permettent au moins, sans recourir à 1la prophetic, d'indiquer l'orientation de la renie. Car, si large que soit l'hospitalitë offerte aux nies diYergentcs, une revue ne peut manquer d'avoir une orientation, d'obéir à une tendance dominante. Or cette tendance est bien celle que, faute d'un autre nom, nous appellerons la tendance positiYc. C'est quclqüc chose de différent de la conciliation critique. L'auteur de l'article sur le spirit11a.lis1e1t1ele positivisme, Giuseppe d'Aguanno, montre la sterilité de l'idealismc pur,
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