LA RE\'UE SOCIALISTE diffl'.:rcnts,la mortalitl'.:des quartiers riches n'atteint jamais la mortalité dt.:~quartiers paunt.:s. « J)'aprés les l'.:tudesde i\!~1. \'inct.:nt et B.1u1:1~rd, ~n~ kur Topographiedl' .Vi111c'I', r;1pporte L. Bertrand, la mortahte ~ut, a la _fü~~lu sitck dernier, (tait de r sur 2--1 habitants dans ks p,1ro1ssesconsHkn:es comme aisées, (tait de r sur 20 dans les paroisses paunes. C'est sur une pl'.:riodede quinze années que ces messieurs ont basé leurs obserY,1tions. » A P,tris, de r8Iï :\ 1836, il mourait I habitant sur 15 dans le douzième arrondissement, composé alors principalement de pauwes, et r sur 65 dans le deuxième arrondissement, habité surtout par ks riches, rapporte k docteur Drysdale. Rien n\~st changé depuis cette (poque. C'est un fait général que dans une Yilk ks quartiers opulents ont une faible mortalité, tandis que les quartiers pauvres présentent un chitlrc de decés toujours très éleYl'.:. Paris nous offre un exemple frappant de cc parallélisme entre la misére et la mortalité. Les quartiers patt\Tes ont auiourd'hui un chiffre de décés qui s'éléYe annuellement jusqu'à 3 °/0 de la population. Par contre, les quartiers riches ne li\'rent a la mort que r. 5 °/ o de leur effectif en hommes . .\ Berlin, la mortalitl'.: annuelle moyenne est de 1.89 °/ 0 dans l'arrondissement le plus riche contre G 0 /o dans l'arrondissement le plus p:iun-e. A Vienne, dans le premier arrondissement, habité par la bourgeoisie, la mortalite ne dépasse pas r.2 °/o tandis que dans le dixieme, où l'élément ouYrier domine, la mortalite atteint 2.9 °/o. .\ Berne, alors que la mortalité annuelk moyenne atteign:iit 3.25 °/o, celle des riches n'était que de r.26 °10 • Quant à la mortalité des pauvres, elle était considérable, cela Ya sans dire. Des rues - entre autres celle du Bas-Aarberg - payaient à la mort, chaque année, 7. 18 °/o de leur population. A Manchester, la dur(:e moyenne de l'existence était, en 185ï, d'apres Joseph Garnier, de Iï ans seulement dans les quartiers pauvres, tandis qu'elle s'élcYait :\ .~2 ans dans les quartiers riches. . Certains hygiénistes, frappés de la mortalité e:-.cessi\'Cdes grandes Yillcs, ont attribué.\ la présence d'un grand nombre d'h:ibitants sur un petit territoire, les rayages que seule la mis~re a causés (r). (1) Disons-le bien haut : li n'y a pas d'hygiène sans bicn-t'.:tre. L.1 mb~re, c'est l'ins.1lubritc, c'est la do'.:bilité,c'est la maladie, c'l'st Li mort. Une pro,nenade à tr.wers P.1ri,, Londres, Berlin ou n'importe qudle ville ci,·iliscc nous permettr.lit de voir des rues entières bordées de m,1isons v,1stcs, saines, bien aérées, g.1rnies de tout ce que I.1 s.1ntê n:cl.unc. une nombreuse population y couic de longs jours. Dans d'.1utrcs quartiers,
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