La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

50-1- LA REVUE SOCIALISTE tricls de l'Europe en vue d'une législation internationale du travail. AYant d'engager des démarches officielles, le Conseil fédéral jugea prudent de faire pressentir les gouYcrncments européens par ses ambassadeurs. Or, tous les gouwrnemcnts, sans exception aucune, ont été d'avis que le tcrnpt>n'est pas encore venu de se préoccuper de l'organisation d'une législation internationale du travail. En mC:metemps qu'il faisait interroger les pays curopérns sur cc point, le Conseil fédéral leur faisait demander s'ils étaient disposés à se rallier à la création d'un « Bureau i11lemalio11ndle protection ouvrière » ayant pour mission de réunir et de publier les statistiques et les lois ouvricrcs des divers pays, de signaler les progrcs de la législation du travail et d'C:treen quelque sorte un bureau de renseignements sociaux à l'usage de tous les pays qui y participeraient. Un seul grand État, dont on n'a pas divulgué le 110111, a a<lhcréà la proposition et un petit État s'est montré disposé à ctudier la question. Deux grands États ne considi'.:rcnt pas le moment comme opportun. Tous les autres combattent systématiquement le projet d'un Bureau ù1ternational de protection ouYrière ou le déclarent sans intérêt. Bref, sauf une seule exception, et aux formes prcs, toutes les réponses à cette question subsidiaire sont négatives. Le Conseil fédéral n'a donc pu prendre d'autre résolution que de renoncer provisoirement à faire des démarches officielles auprès des gouvernements européens. Les renseignements qui précèdent arrivent à point, car voici venir le Premier i\lai. Ils ne pourront qu'exciter les traYailleurs à manifester plus Yigoureusement en vue d'une entente pour l'élabor:1tion d'une. i-èglementation internationale du travail. ADRIE:-;T VEBER. .,.

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