CHRO:--lIQUE MUSICALE 499 papn (1517) et <le Pierre Ccrton (154-1-); et aussi de plus modernes Cbausonstziganes de Brahms. C'est aussi avec de la musique ancienne que M. Bourgault-Ducoudray a accompagné sa conférence du Théàtre d'application sur la Da11se co11sidérédea11Sses rapporlsnvec l'expression. Le savant professeur d'histoire <le la musique au Conservatoire s'élevc à juste titre contre le manque d'expression de la danse moderne, contre la banalité des ballets intercalés coûte que coùte dans les opéras modernes. Il a illustré sa conférence d'une quinzaine d'exemples (dansés par M110 Sandrini, de . !'Opera) pris parmi les anciennes danses françaises, dont il a retracé l'origine et les transformations a\·ec l'érudition bien connue de ceux qui ont eu le plaisir d'aller applaudir l\1. Bourgault-Ducoudray dans ses leçons du Conservatoire. l\Ialheurcusemcnt, il se passera encore bien des années a,·ant que les compositeurs et les maîtn::s de ballet se convainquent de ces observations logiques et qui semblent bien naturelles à qui réfléchit l}Ucique peu sur cc sujet, et longtemps encor<.: sans doute les amateurs d'opéras seront con<lamnés :\. voir défi.lcr d'insipides ballets sans lien a,·ec l'action d'un drame qui pourra, nonobstant, être de trcs grande \'aleur, et troncr sur la scénc, scion l'expression du spirituel conférencier, « le tutu inamoYiblc ! ,, Un autre professeur, de chant et de piano, M111 ° Croué, a donné l'occasion de constater récemment qu'à coté du charlatanisme et du mauvais goùt envahissant, il existe encore quelques personnes qui croient encore à l'efficacité des vieux principes qui- en ces matiéres - n'étaient et ne sont pas les mauvais. Une audition des ékves de Mme Croué à l'institut Rudy l'a surabondamment prouvé et je ne serai pas étonné de rencontrer quelque jour l'une ou l'autre des ces jeunes artistes, sur une scénc importante. J.-G. PRoo'HOMME. '
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==