La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE Et aujourd'hui l'on constate encore comme un rcYircrncnt dans l'opinion municipale. A l',\sscmblcc communale parisienne, la lutte contre les monopoles et concessions semble perdre de son :1prctc tr.1ditionnelk. Et cependant l'heure est p,1rticulicrcmcnt gran:. ,\u commencement du siècle prochain viennent ù expiration la plup.1rt des traités aYcc les gr.111dcsCompagnies, notamment :t\'l'C la Comp:ignic des Omnibus et la Compagnie du G.1z. C'est donc au Conseil municipal actuel qui clora cc sièck :\ préparer le nou,·c.rn rcgimc sous lequel Paris sera dcsscn·i de moyens de locomotion et d'écLiir:igc. Or, j'.1i bien pl:ur que, sous prctl:xte dl: progrès, c'cst-:idirl: de l.1substitution de la tr:iction mccaniqul: .i Li tr.1ction :inim:ilc l:l de l'cclair.1gc clectriqul: .i l'écbiragc ,Ill gaz, l'on ne multiplil: b, concessions .'tdiflcrenll:S Socictcs qui fatalement SC soudronl cntrl: l:lles et rdorn1l:rnnt des monopoles. L'on ne \'eut plus de monopoles, c'c'>t entendu; mais l'on ne p.1r.1itguère se soucier de l.t thcoric du sen icc public nwnicipalisé ! Tout cela aurait besoin d'ètrc tr:iitc en une ctudc spéci:ile, et je n'y fais :illusion qu\'t c:iusc de l'intérèt particulier qu'offrl:nt les conditions protectrices des cmploycs et ounicrs que le Conseil municipal a la ferml: intl:ntion d'imposn dorén.1Yant à tous les futurs concessionnai rcs, gr:1œ :\ l'initi.lliYl: tk Landrin. L'on m'a fait l'honneur de me charger du rapport '>Ur cettl: importante question. :k pouY:rnt :111ticipcr, je me borne .'t donner ici unl: rel.ttion des \'Otes passé" du Conseil en cette espèce particulil'.:rl:, puis de noter sommairement les conclusions de mon rapport. CqJend.111t,que l'on me pl:rmcttc de faire rem:irqucr que pour les concessions le Conseil municipal a plus de libcrtc, peut se mouvoir plus aiscmcnt que pour les adjudic:Hions, où il est lie par une lcgalitc étouffante. En effet> quand il s'agit de concessions, le Consl:il, ctant toujour<. libre de ne p:is concctkr, est par cela mème à prn prcs libre des conditions. C'est pourquoi la conclusion du rapport que je présenterai au nom de la Commission du travail sera l'insertion obligatoire dans les cahiers des charges des concessions de clauses assurant aux ouniers employcs par les concessionnaires :iu moins les mtmcs conditions de travail que celles appliquccs :iux traYailleurs municipaux à la date de l:i concession. * * Précédmtesstip11lnlio1e1ns faveur du Travail dn11sles co11cessio11s. - En mai 1885, 1\1. Robinet fit inscrcr dans l:i co1wention avec la Compagnie des Tclcphones une clause engageant la Sociétc gcnéralc des Téléphones .i rcduirc la journée de traYail à sept heures pour les fcmmes et à huit heures pour les hommes.

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