La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE et ks nunœu\Tes t"raudukuses des cmdidats et des ékcteurs, il faut interdin.: sous peine de déchéance L1c.::ept;1tio11de la .::andidature sur plus d'unc liste de présentai ion. 6) Pour assurer l'imparti;1lité des bureaux de vote, la justice et la régularité des opérations élc.:toraks, il faut (toujours comme en Belgique) accorder à chaque p;1rti k droit de se Llire rcpréscntèr par un sun·eillant dans le compartiment de chaque bureau. Ces prescriptions sont nécessaires et deHaient être appliquées dans toutes les 01ections politiques. 7) En ce qui concerne la représentation proportionnelle, pour l'assurer, il faut pouvoir déterminer k nombre de bulletins donnés ;\ chaque liste et pour cela pom·oir s.ms incertitude chisser tous les bulletins de vote par liste. Il faut en conséquence tenir pour nul tout nom étranger il une liste qui y aura été introduit. Enfin, pour garantir complètement Li liberté du vote et empêcher totalement les corruptions, il co1wicndra de recourir au ,·ote dans le s,xret de la table écran ou du cabinet isolé (comme en Belgique), dès aujourd'hui dans les élections uninominales qui par leur simplicit(: en rendent l'emploi facik, et plus tard dans les dections par listes lorsque ks progrès de l'instruction d;111s le corps électoral en permettront la pratique. Voilà Cl'. qui serait aisément compris en France, si nous n'<~tions ras habitués à considérer comme 1rnturcl le laissez-faire anarchique qui depuis si longtemps règne dans toutes nos élections et y fa,·orise toutes les vilenies, les pressions et les corruptions au détriment de 1.1 moralité générak comme du bien public. La Question sociale et la morale, par le Docteur Ch. RAPPOPOHT, de Berne. - Berne, librairie Gœpper et Lehmann, 1895 Les r,1pports de l'économie politique et de la morak so.::ialc, au sens large, sont tr.1ités ici de main de maître. L'auteur résume les trnrnux de J krbcrt Spencer, \\·undt, Hefding, P,1ulsen, Gizycki, Zodll, Guyau, Fouillée, E11gch, Shaelîk, H.oschcr, fogram, et tire s,l conclusio11 propre : c'est, si nous ne nous trompons, que Li question morale est au fond une question sociale (la mort seule mise :1part, car la plupart des maladies cat:1loguées par les médecins ont un côté nettement social, quoi qu'en dise Lombroso et son ècolc). :Vlais l',1ttrait spéci,d du li,-re est sa riche information hist0rique. Les anciens et ks contemporains sont mis (1comribution. Le dix-huitième siècle'., entre autres, fournit une riche moisson . .J'a\'oue que k dix-huitième siècle, malgré les nombreux tr,\\'.1ux littéraires qui en parlent :1 satiété, 111',1paru toujours très négligé. Les principes de 89 lui ont fait du tort. On en est réduit à d.::cou\'rir presque un Voltaire nettement soci.1liste, m.dgré des plaisanteries mal comprises par Francisque Sarcey; un Diderot socialiste, m.dgré les fines ,et superficielles appréciations des Bcrsot et des Paul :\Ibert et surtout malgré les ércimcmems très érudits de M. P. Brunetière. C'est donc un pbisir de trOuYer, au cours d'une dissertation

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